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Romano Atmo invente une méthode de danse tzigane

Romano Atmo invente une méthode de danse tzigane
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Petia Iourtchenko est le créateur de la première méthode de danse tzigane. Basée sur différentes influences européennes, le danseur a inventé un lexique chorégraphique s’y attachant. Rencontre à l’espace Pietragalla de Bagnolet, où il enseigne la danse aux « gadgés », autrement dit les non tziganes.

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La compagnie Romano Atmo (Ame tzigane)

Même si son accent chante russe, Petia Iourtchenko se définit avant tout comme Tzigane. Il vit, danse et chante pour son peuple. À 16 ans, il réussit le prestigieux concours du Théâtre Romen de Moscou devenant alors le plus jeune comédien, danseur et chanteur de son histoire. Entre 1974 et 1988, Petia se produit un peu partout en Russie, participe à de nombreuses tournées mondiales. En 1989, il débarque à Paris où il travaille avec les artistes venus de l’Est dans les cabarets. Le vent de liberté qui souffle alors à Paris suscite une dynamique formidable pour ces artistes venus du froid. Avec le trio Arbat, Petia et ses compagnons Roms à l’âme vagabonde, enchantent les publics occidentaux de New York, Londres et autres capitales européennes.

En 1994, il fonde avec son épouse Anne-Marie la compagnie Romano Atmo. Composée d’amateurs pratiquant la danse tzigane mais aussi d’artistes venus de tous les horizons (danseurs, comédiens, musiciens, chanteurs) cet ensemble professionnel s’attache à préserver la culture, la tradition et la danse du peuple tzigane.

Un lexique chorégraphique

Puisant dans son pays d’origine, la Russie et dans les différentes cultures tziganes d’Europe, Petia crée un lexique chorégraphique unique et une méthode de danse tzigane en utilisant des mots de dialecte tzigane ainsi que des mots français et russes. « Ma méthode se base sur les rythmes, sur les temps et contre-temps et sur l’expression corporelle de caractère. »

La danse tzigane est une danse populaire que le danseur classifie dans les danses de caractère. « L’Europe, c’est formidable à condition que l’on maintienne les différences culturelles de chaque peuple. Or, les tziganes s’inspirent de tous les endroits où ils naissent. Un tzigane de Roumanie ne danse pas comme un tzigane de Russie ou d’Espagne. Et c’est la richesse et la diversité des cultures que j’ai voulu faire ressortir dans ma méthode », explique Petia.

Mémoire d’un vieux tzigane

Dotée d’une énergie incommensurable et de ce petit grain que l’on reconnaît chez nos amis slaves, Pétia Iourtchenko désire faire partager sa passion au plus grand nombre. Il donne des cours de danse et propose de nombreux stages pour les amateurs et professionnels des métiers artistiques notamment les comédiens qui viennent pour le travail corporel particulièrement expressif dans la méthode qu’il dispense.

Et les « gadgés » sont les principaux acteurs de sa compagnie et de ses cours. Quant à faire venir des Roms, Petia ne désespère pas même s’il en croise de temps en temps. « Ils aiment surtout faire la fête et boire de la vodka », dit il avec humour. Pour l’heure, Petia fait fi des clichés. La date de son prochain spectacle approche, il s’acharne à des heures de répétitions avec la compagnie sa dernière création « mémoire d’un vieux tzigane ».

Violaine DUSCH

tzigane

 

Mémoire d’un vieux tzigane

La compagnie Romané Atmo (qui signifie l’âme tzigane) sera sur les planches du théâtre de Ménilmontant pour cinq représentations du 31 au 4 avril 2015.
Vingt danseurs sur scène. La chanteuse tzigane, Maria Iankovskaia célèbre pour son authenticité et la profondeur de sa voix, accompagné du guitariste Sacha Vallayes.
La compagnie accueille chaque année de nouveaux danseurs ayant atteint un bon niveau de danse à l’espace Pietragalla de Bagnolet.

Renseignements : dansetzigane.com – 06 16 56 73 23 



 

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