Du 31 mai au 5 juillet, le Festival de Saint-Denis célèbre ses 50 ans. Le prestige des grands concerts dans la basilique se double d’une politique de diffusion culturelle volontariste.

[Écho de la presse]

Requiems de Berlioz et de Fauré ; Concerto pour violon de Beethoven et 7e Symphonie de Bruckner ; Cantates de Bach et Stabat Mater de Pergolèse… La liste est fournie des chefs-d’œuvre du répertoire classique au programme du Festival de Saint-Denis, qui fête ses 50 ans. Cette longévité, certes, n’oserait se comparer à celle du somptueux édifice gothique achevé sous le règne de Saint Louis, mais elle semble toutefois fort respectable.

« Monumentale et chargée d’histoire, la basilique demande à être apprivoisée par les musiciens qui s’y produisent mais ils en sont largement récompensés, affirme Nathalie Rappaport, directrice du festival. Pour eux comme pour le public, la dimension sacrée des lieux modèle l’interprétation et l’écoute, que l’on soit croyant ou non. »

Dans une nef aussi vaste, sous les hautes voûtes en ogive et l’orgue Cavaillé-Coll, le spectateur se sent exalté, impressionné, élevé. Des conditions tout indiquées pour découvrir, le 26 juin, les gigantesques Gurrelieder d’Arnold Schoenberg sous la direction d’Esa-Pekka Salonen. Créée à Vienne en 1913, cette partition colossale pour chœur, orchestre, cinq chanteurs et un récitant, tout imprégnée du grand romantisme germanique, fera son entrée au festival où elle n’a jamais été jouée.
Une vitrine pour la Seine-Saint-Denis

« Soliste ou chorale, la voix est magnifiée dans la basilique et par la basilique, reprend avec conviction Nathalie Rappaport. Et si les formes amples s’y déploient magnifiquement, les pages plus intimistes y trouvent aussi leur place. En cinquante ans, que de paysages sonores se sont succédé à Saint-Denis ! » Sans oublier les concerts à la Légion d’honneur voisine…

Lire l’article complet d’Emmanuelle Giuliani sur le site du journal la Croix.