Avec deux milliards d’euros de chiffre d’affaires direct en 2015 et une croissance annuelle de 6 % entre 2012 et 2015, le secteur du spectacle musical s’avère très actif, mais pas assez rentable, selon un rapport du syndicat national des producteurs (Prodiss) dévoilé mardi. Dans ce document inédit réalisé par le cabinet EY, le syndicat national des producteurs, diffuseurs, festivals et salles de spectacle revient sur la part de cette activité dans l’économie française.

[AFP]

Avec 118 700 emplois directs ou indirects (cœur de métiers et prestataires), le secteur a généré en 2015 un chiffre d’affaires direct de deux milliards d’euros, soit un peu moins que les jeux vidéo (2,1) mais davantage que les secteurs de l’enregistrement sonore et musical (1,3) et l’édition et la diffusion de programmes radio (1,3).

La croissance du chiffre d’affaires direct a connu une progression de 6 % par an entre 2012 et 2015. Une hausse globale principalement due à celle des recettes de billetterie qui ont augmenté de 6,1 % par an sur la même période, selon le rapport. Le chiffre d’affaire indirect (prestataires du secteur et professionnels du tourisme) s’élève à 2,3 milliards d’euros.

« La croissance globale du spectacle musical et de variété s’est révélée un des principaux relais pour une filière musicale gravement touchée », affirment les auteurs du rapport. Ils désignent le développement du streaming légal comme vecteur de croissance, alors que les ventes physiques de disques ne cessent de s’effondrer.