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We Love Green, le festival écolo qui cherche à être durable

We Love Green, le festival écolo qui cherche à être durable
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We Love Green aborde sa septième édition, samedi et dimanche au Bois de Vincennes, fort d’une affiche pointue et attractive avec Björk, Migos, Beck ou Orelsan, mais ce festival indépendant et écoresponsable cherche encore à se pérenniser.

L’an passé, le festival de l’Est parisien avait attiré 58 000 festivaliers. L’objectif de 70.000 personnes pourrait être atteint. « Pourtant, We Love Green n’est pas encore rentable, regrette sa directrice, Marie Sabot. « On est sur un format très fragile. La question va se poser de savoir si on doit continuer ».

Car sur ce site classé, « les contraintes environnementales sont très lourdes, il n’y a pas de barrières, pas d’électricité, pas d’eau, nous devons à chaque fois créer cette petite ville », explique-t-elle. Ces frais de productions, incluant également le montage des scènes, des loges et des espaces de restauration, représentent les deux tiers du budget, qui s’élève à 5,9 millions d’euros. Mais pour la cofondatrice (avec le label Because Music) du « WLG », le gros motif d’inquiétude est le niveau des aides publiques globales.

Subventions : 3 % du budget total

« Les subventions constituent à peine 3 % de notre budget. On reçoit 50 000 euros de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) qui nous aide sur la partie développement durable. On a 80 000 euros de la région Ile de France, qui nous aide à monter une scène “jeunes talents” qui nous coûte plus cher. Le Ministère de la culture nous alloue 40 000 euros. La mairie de Paris nous verse 15.000 euros, mais nous lui donnons une redevance d’environ 250 000 euros pour l’occupation du site », énumère-t-elle.

« Sur 100 % d’aides publiques en France, il n’y a que quelques pourcentages accordés à la musique actuelle, loin derrière les festivals lyriques, classiques ou de jazz dont les subventions ne bougent pas », regrette-t-elle.

Pour l’optimisation de son modèle économique, l’entrepreneuse de 47 ans aimerait instaurer un troisième jour de festival et installer un camping. Ce qui lui est pour l’heure refusé par les autorités.

[AFP]

Lire aussi : Chloé Goudenhooft, « Festival We Love Green : greenwashing ou médiation culturelle ? »



 

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