Instant classique – 10 février 1794… 226 ans jour pour jour. C’est chez lui, à Vienne, que Haydn compose sa 99e symphonie – il y en aura 104 ! – en 1793.

C’est une époque où, après avoir effectué un premier séjour triomphal à Londres – où il compose la première série (6) de ses symphonies dites « londoniennes » –, Joseph Haydn est libéré de tout engagement chez les Eszterhazy, dont les princes avaient été son employeur, mécène et commanditaire pendant trente ans.

Il a alors presque soixante ans et donne des leçons à de jeunes musiciens prometteurs. Parmi eux, un certain Beethoven, qui aura toujours des relations assez complexes et pour tout dire pas très bonnes avec Haydn, à qui il doit cependant beaucoup.

Sa symphonie nouvelle en poche, Haydn repart à Londres, où il restera jusqu’en 1795. Il y composera une nouvelle et ultime série de symphonies, mais c’est cette 99e qui ouvrira la saison des concerts Haydn-Salomon. Pour un orchestre un peu élargi par rapport aux précédentes, puisque c’est la première fois que Haydn y fait entrer une clarinette. L’œuvre est l’une des plus réussies de son auteur, avec un adagio – en second mouvement – particulièrement remarquable.

Bernstein aimait particulièrement Haydn, davantage encore que Mozart. Il en a laissé des interprétations pleines de la vie que cet épicurien libertaire aimait par dessus tout. Le voici donc ici avec l’orchestre symphonique de Boston lors du festival de Tanglewood, à l’occasion de l’Independance Day de 1975 et retransmis à la radio comme vous l’entendrez à la toute fin.

Laissez-vous entraîner par Haydn, c’est un excellent remède contre les soucis !

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »