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Auteur : Cédric Manuel

16 juillet 1782 : « L’enlèvement au sérail »… un plagiat ?!?

Instant classique – 16 juillet 1782… 236 années jour pour jour. L’histoire de L’enlèvement au sérail commence par un plagiat, ce qui est savoureux pour une histoire de rapt. L’empereur Joseph II souhaitait un nouvel opéra allemand pour le National Singspiel, compagnie de théâtre créée quelques années plus tôt et dirigée par Gottlieb Stephanie. Cette commande était liée à la visite, à la fin de l’été 1781, de l’héritier du trône impérial russe, le grand-duc Paul, autorisé par sa mère, la tsarine Catherine, à parcourir l’Europe avec sa nouvelle épouse, Sophie-Dorothée de Wurtemberg. Pour le livret, Stephanie décide donc d’emprunter...

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15 juillet 1942 : Villa-Lobos et le Brésil à foison

Instant classique – 15 juillet 1942… 76 années jour pour jour. Heitor Villa-Lobos a composé 14 « Chôros », qui sont en fait des improvisations instrumentales d’où émergent certains solistes, mais dont plusieurs requièrent néanmoins un énorme orchestre, comme le compositeur les affectionnait. Les Chôros n°9 – il utilisera toujours le terme au pluriel – sont ainsi créés à São Paulo le 15 juillet 1942 sous la direction de l’auteur, alors que leur composition date surtout de 1929. Cela n’a cependant rien de très étonnant, puisque Villa-Lobos souhaitait que ses œuvres ne fussent créées qu’une fois leur réalisation absolument achevée. La...

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14 juillet 1800 : une cantate pour Bonaparte…

Instant classique – 14 juillet 1800… 218 années jour pour jour. Napoléon Bonaparte, qui appréciait la musique, nourrissait une grande admiration pour Étienne-Nicolas Méhul (1763-1817), habile compositeur d’opéras qui eurent alors un grand retentissement ; mais surtout connu encore aujourd’hui pour ses grandes œuvres révolutionnaires, souvent écrites pour des circonstances particulières tout au long de cette période agitée. La plus célèbre reste bien sûr le Chant du départ qu’on entendra encore comme chaque année sur les Champs-Élysées ce matin. Mais en 1800, Bonaparte demande à Étienne-Nicolas Méhul une nouvelle cantate pour célébrer la prise de la Bastille et la...

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12 juillet 1900 : la berceuse de la mort de Fauré

Instant classique – 12 juillet 1900… 118 années jour pour jour. « C’est ainsi que je sens la mort : comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’au-delà, plutôt que comme un passage douloureux ». Gabriel Fauré décrivait ainsi son Requiem, messe des morts très peu démonstrative, douce comme une feuille d’automne descendant en petites vagues sur le sol. La composition de ce chef-d’œuvre est pourtant née d’une douleur profonde, celle de la mort de la mère du compositeur à la Saint-Sylvestre 1887, qui avait suivi d’une année celle de son père. Au départ, l’œuvre n’était écrite que pour quelques...

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10 juillet 1788 : Mozart pour les débutants (mais pas pour les nuls !)

Instant classique – 10 juillet 1788… 230 années jour pour jour. Après sa dernière sonate pour violon et piano, Wolfgang Amadeus Mozart ne composa plus une seule ligne pour les deux instruments ensemble… sauf pour écrire une « sonatine » qu’il achève le 10 juillet 1788 (c’est écrit dessus), quelques jours après son œuvre sœur, la « sonate facile » pour piano, K545. Il réalise ces œuvres destinées aux débutants (hummm) alors que parallèlement, il est en train d’écrire ses trois dernières symphonies, qui sont des monuments. Une sorte de récréation, donc. Mais il ne faut pas s’y tromper, cette petite sonatine est...

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9 juillet 1779 : Simplicité, grâce et plénitude d’une symphonie de Mozart

Instant classique – 9 juillet 1779… 239 années jour pour jour. Si on ne sait pas très bien dans quel cadre Wolfgang Amadeus Mozart a composé sa 33e symphonie, on sait qu’il avait sans doute l’objectif de lui donner la forme stabilisée par Haydn, en trois mouvements d’abord, avant de rajouter un court menuet entre les 2e et 3e mouvements, pour en avoir quatre. Tendre et sereine, cette symphonie n’est pas la plus connue de Mozart, mais assurément l’une de celles qui permettent de voir la vie moins grise. Puisque par ailleurs elle ne manque pas d’élégance, la voici...

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8 juillet 1892 : les débuts prometteur d’un jeune musicien tchèque

Instant classique – 8 juillet 1892… 126 années jour pour jour. De ce côté-ci du continent européen, on a un peu oublié Vítězslav Novák (1870-1949), qui est pourtant un compositeur important du tournant du XXe siècle en Bohème. Fils d’un médecin, il est dévoré par sa passion de la musique et, alors qu’il suit des études de droit, entre également au Conservatoire de Prague. Il est rapidement remarqué par Antonín Dvořák lui-même, qui voit beaucoup de talent chez ce jeune homme un peu exalté. Au contraire d’un Leoš Janáček, de quinze ans son aîné, il défendra jalousement l’héritage romantique de...

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5 juillet 1806 : « Ce n’est pas pour vous, c’est pour les temps futurs »

Instant classique – 5 juillet 1806… 212 années jour pour jour. D’après une lettre de Ludwig van Beethoven à son éditeur, le quatuor n°7 du bouillant compositeur fut achevé le 5 juillet 1806. C’est le premier des trois quatuors qu’il dédiera au comte Andreï Razumovsky, ambassadeur de Russie à Vienne (heureux temps où les artistes dédiaient des œuvres aux ambassadeurs…). Le public ne l’entendra qu’en janvier 1809 et le rejettera avec dédain : « une mauvaise farce de toqué, une musique de cinglé ». Ce à quoi Beethoven répondit, avec le même mépris par la phrase qui constitue le titre de...

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4 juillet 1897 : happy Independance Day !

Instant classique – 4 juillet 1897… 121 années jour pour jour. Ce n’est pas un 4 juillet, mais un 14 mai que John Philip Sousa (1854-1932) créa en 1897 l’une de ses plus fameuses marches, The Stars and Stripes forever, qu’il indiqua avoir composée en mer, le jour de Noël précédent. Ce musicien militaire, qui avait conçu un orchestre capable de jouer toutes les œuvres symphoniques, composa bien d’autres œuvres, y compris des opéras. Mais il est resté célèbre pour ses marches, typiquement américaines et qu’on reconnaît entre mille. À noter, n’en déplaise à certain président déjanté, que Sousa,...

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2 juillet 1876 : to Liszt or not to Liszt

Instant classique – 2 juillet 1876… 142 années jour pour jour. Franz Liszt ne pouvait pas laisser William Shakespeare de côté. Choisissant Hamlet qu’il a vu à Weimar et qui l’a durablement impressionné, il compose d’abord en 1858 une ouverture pour la pièce, portrait du personnage, dont on sent dès le départ qu’il n’a pas envie de rigoler. Et nous non plus. Entrée lugubre des bois, des cors et des timbales, cordes tourmentées, c’est une véritable descente aux enfers. Et puis çà et là, au milieu de cette tempête dans un crâne, des épisodes plus calmes : c’est « comme...

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