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Auteur : Cédric Manuel

20 août 1828 : pour Rossini, le comte est bon

Instant classique – 20 août 1828… 190 années jour pour jour. Quelques mois après le triomphe parisien d’une nouvelle mouture de son vieux Moïse, Gioachino Rossini se lance dans un opéra comique pour la salle Le Peletier, qui sera hélas le dernier du genre pour le compositeur. Le librettiste à la chaîne Eugène Scribe, aidé de son acolyte Delestre-Poirson, recycle pour le livret une de leurs pièces de théâtre tirée d’une chanson friponne picarde : elle raconte l’histoire d’un certain comte Ory qui se déguise en religieuse pour pénétrer dans un couvent et y séduire les nonnes ainsi que toute...

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19 août 1786 : l’été prolifique de Mozart

Instant classique – 19 août 1786… 232 années jour pour jour. Quelques temps après la création des Noces de Figaro, Mozart voue tout l’été 1786 à la musique de chambre et c’est ainsi que naissent de purs joyaux en quelques semaines : le quatuor avec piano, 3 trios, une sonate à 4 mains. Puis, le 19 aout, il achève son 20° quatuor à cordes, qui sera publié par l’éditeur Hoffmeister, d’où son surnom. Comme il n’appartient à aucun recueil (à l’instar des quatuors dits « milanais », « viennois », « prussiens », ou ceux « dédiés à Haydn »), ce quatuor tient une place à part...

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18 août 1888 : les gymnopédies d’un inconnu nommé Satie

Instant classique – 18 août 1888… 130 années jour pour jour. C’est dans le second supplément de la revue La musique des familles, paru le 18 août 1888 à Paris, qu’est publiée pour la première fois une pièce pour piano écrite par un jeune compositeur de vingt-deux ans né à Honfleur et répondant au nom d’Erik Satie, fils du directeur de cette même revue. Le nom de cette pièce n’est pas banal : c’est une « gymnopédie », ce qui renvoie à une danse de la Grèce antique exécutée à Sparte par des éphèbes nus lors de fêtes rituelles. On n’en...

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17 août 1876 : Wagner et le dernier acte d’une tétralogie historique

Instant classique – 17 août 1876… 142 années jour pour jour. Très tôt, Richard Wagner eut l’idée de mettre en musique les grandes légendes grecques et nordiques ; il en écrivit les premières esquisses dès 1848 en s’appuyant d’abord sur les tragédies grecques, notamment l’Orestie d’Eschyle. L’immense trilogie, précédée d’un prologue, lui prit cinq années, jusqu’en 1853, avec plusieurs allers et retours pour couvrir tout le récit du mythe. La réalisation de la partition, très hachée, lui prendra plus de vingt ans. L’Or du Rhin est achevé fin 1854 après une année de travail, la Walkyrie en 1856 ;...

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16 août 1961 : l’hommage de Kodály à Toscanini

Instant classique – 16 août 1961… 57 années jour pour jour. Zoltán Kodály, l’un des plus grands compositeurs hongrois, a mis plus de vingt ans à écrire sa symphonie en ut, moins connue que ses fameuses danses de Galanta ou surtout que son Hary Janos. Il commença les premières ébauches avant la Seconde Guerre mondiale, mais la laissa longtemps en gestation. Lorsque le festival de Lucerne lui passa commande d’une symphonie, durant les années 50, il reprit son travail et l’acheva pour l’édition de 1961 du festival, où elle fut créée sous la direction de Ferenc Fricsay, immense chef d’orchestre...

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15 août 1914 : le soupir d’Elgar

Instant classique – 15 août 1914… 104 années jour pour jour. Au début, ça ne devait être que la musique d’accompagnement d’une chanson française, « Soupir d’amour », très appréciée alors en Angleterre. Mais tandis qu’il la compose, Edward Elgar s’aperçoit qu’il réalise une œuvre différente, moins dans l’esprit que dans la substance, et il achève, quelques semaines avant la terrible déflagration de 1914, une courte pièce pour cordes, harpes ainsi qu’un très discret orgue. Il dédie sa nouvelle œuvre à Reed, le premier violon solo de l’orchestre symphonique de Londres (LSO), qui était l’un de ses proches amis.  Juste avant...

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12 août 1845 : l’opéra oublié de et par Verdi

Instant classique – 12 août 1845… 173 années jour pour jour. Sept opéras composés par Giuseppe Verdi jusqu’au début de 1845 – la Fenice de Venise (Ernani), puis l’Argentina de Rome (I due Foscari). Flaùto, l’intendant du San Carlo ne pouvait plus attendre. Mais il ne laissa pas à Giuseppe Verdi le choix du livret : ce serait Alzire ou les Américains de Voltaire ; pas plus que celui du librettiste, Salvatore Cammarano, fournisseur de nombreux opus de Gaetano Donizetti et que Verdi retrouverait plus tard (La bataille de Legnano, Luisa Miller et Le Trouvère). Or, si Verdi pouvait...

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11 août 1829 : Chopin prend la main de Mozart

Instant classique – 11 août 1829… 179 années jour pour jour. Frédéric Chopin n’a pas beaucoup écrit pour l’orchestre, comme on le sait bien. Ce n’était pas sa matière préférée et, de toute façon, il n’a jamais écrit pour l’orchestre sans piano. Pourtant, après un premier opus pour le piano seul, un rondo composé en 1825 (à 15 ans), l’opus 2 de sa production est une œuvre pour piano et orchestre. Et que pouvait-il faire d’autre que d’y rendre hommage à son modèle, son absolu qu’il admirait entre tous – avec Bach -, Wolfgang Amadeus Mozart ? Pour cela,...

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10 août 1788 : Mozart écrit une symphonie du tonnerre de Zeus

Instant classique – 10 août 1788… 230 années jour pour jour. À peine quinze jours après avoir achevé la fantastique 40e symphonie, Wolfgang Amadeus Mozart met un point final à sa 41e et dernière symphonie, surnommée « Jupiter » de façon totalement apocryphe. Certains l’ont également appelée « symphonie à la Grande fugue finale », puisqu’en effet c’est bien ce qu’on entend. C’est d’ailleurs un finale extraordinaire d’énergie, de joie, d’optimisme, alors que la précédente symphonie était plus sombre, plus inquiète. En quelques jours à peine, Mozart réussit deux des plus grands chefs-d’œuvre de l’histoire de la symphonie, comme un miroir à deux...

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8 août 1882 : Tchaïkovsky fait boum-boum à Moscboum

Instant classique – 7 août 1912… 106 années jour pour jour. Nikolaï Rubinstein avait demandé en 1880 à Piotr Ilitch Tchaïkovsky de composer une œuvre pour l’un des événements suivants : soit pour l’Exposition industrielle et artistique de 1882, soit pour le 25e anniversaire du règne d’Alexandre II en 1880 (il allait être assassiné en 1881), soit pour la consécration de la cathédrale du Saint-Sauveur à Moscou. De très mauvaise grâce, Piotr Ilitch Tchaïkovsky choisit l’Exposition, pour laquelle il écrivit une œuvre commémorant dans le même temps le 70e anniversaire de la bataille de la Moskova… Victoire revendiquée par...

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