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Auteur : Cédric Manuel

22 juin 1866 : un Brahms schubertien

Instant classique – 22 juin 1866… 152 années jour pour jour. Johannes Brahms avait envisagé un premier quintette à cordes en 1861, dans le format deux violons, un alto et deux violoncelles qui avait déjà fait la gloire de Franz Schubert 40 ans auparavant. Mais après une audition privée et les critiques faites notamment par sa chère Clara Schumann, il détruisit la partition et en fit une autre en 1863, pour deux pianos, dont la première audition, en 1864, fut aussi un échec. Encouragé très fortement par Clara Schumann, qui avait senti le très haut potentiel de cette nouvelle...

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21 juin 1868 : le long chemin des Maîtres-Chanteurs de Wagner

Instant classique – 21 juin 1868… 150 années jour pour jour. Vingt-deux ans ! Il aura fallu vingt-deux ans à Richard Wagner pour passer des premières esquisses du livret des Maîtres-Chanteurs de Nuremberg à la partition finale. C’est alors qu’il prépare Lohengrin que lui viennent les premiers vers de sa future nouvelle œuvre, inspiré de l’Histoire de la poésie nationale des Allemands de Georg Gottfried Gervinus. Pourquoi Nuremberg ? Parce que c’est là que, dix ans plus tôt, Richard Wagner, passablement éméché, en vint aux mains avec un artisan local après avoir essayé de rivaliser avec lui sur le terrain...

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20 juin 1901 : la promenade londonienne d’Edward Elgar

Instant classique – 20 juin 1901… 107 années jour pour jour. Pas besoin de prendre l’Eurostar et de croiser des tas d’anglais pour se promener à Londres. Edward Elgar, qui n’a pas connu l’Eurostar, y a pensé en composant entre 1900 et 1901 une ouverture baptisée Cockaigne – In London town, à la demande de la Philharmonic Society de la ville. Edward Elgar y brosse le tableau très vivant de Londres, évoquant tour à tour la ville historique, des gamins qui traînent dans les rues de East End, des amoureux au Regent’s Park puis, évidemment, un très elgarien défilé...

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19 juin 1825 : l’« opéra sur rien » de Rossini

Instant classique – 19 juin 1825… 193 années jour pour jour. À l’été 1824, Gioachino Rossini, à peine arrivé à Paris, est nommé directeur artistique du Théâtre-Italien. Il y monte ses opéras mais n’entreprend rien de nouveau. Louis XVIII meurt peu après et son frère, le nouveau roi Charles X, manifeste rapidement, au contraire du défunt, son souhait d’organiser un couronnement digne de l’idée qu’il se fait de lui-même. Gioachino Rossini reçoit alors la commande d’une œuvre lyrique, une « cantate scénique » destinée à célébrer l’événement. Le livret de Luigi Balocchi imagine alors une riche troupe cosmopolite qui se retrouve...

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18 juin 1821 : la révolution Weber

Instant classique – 17 juin 1957… 61 années jour pour jour. Dès le début des années 1810, Carl Maria von Weber avait pensé adapter une vieille légende parlant de balles magiques et diaboliques, mais il avait abandonné l’idée. C’est son ami Johann Kind, à Dresde, qui lui fait découvrir quelques temps plus tard la nouvelle de Johann Appel, Der Freischütz (qu’on peut traduire par « Le franc-tireur »), histoire fantastique propre à stimuler le génie mélodique de Weber, dont Kind, qui en tire le livret pour l’opéra à venir, change le cours pour imposer une fin joyeuse. Carl Maria von Weber...

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17 juin 1957 : le ballet sans histoire d’Igor Stravinski

Instant classique – 17 juin 1957… 61 années jour pour jour. C’est le New York City Ballet qui commande au début des années 50 une nouvelle œuvre à Igor Stravinsky, qui la termine en 1956 après une longue période d’interruption. « Âgon », c’est le combat en grec, celui qui fait référence à la compétition sportive. C’est là tout l’argument du ballet en question. Pas de livret, pas d’histoire, juste de la danse, avec douze danseurs et un grand orchestre qu’on n’entend jamais en tutti. L’écriture musicale est sérielle (mais écoutable, je rassure les réfractaires à la musique contemporaine) et chaque danse...

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16 juin 1775 : Herr Mozart ? Non ! Monsieur Mozart, s’il vous plaît.

Instant classique – 16 juin 1775… 243 années jour pour jour. À peine revenu d’un séjour à Munich, Wolfgang Amadeus Mozart reprend à Salzbourg ses activités officielles auprès du prince-archevêque, le rude Hieronymus von Colloredo, avec qui il n’avait pas les meilleures relations (voici une chose d’ailleurs que l’excellent film Amadeus n’invente pas de toutes pièces). Comme le jeune homme – Mozart a alors 19 ans – ne fait pas les choses à moitié, il écrit ses cinq concertos pour violon – il n’ y en aura pas d’autres – entre avril et décembre 1775 ; il est permis de...

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15 juin 1891 : César Franck et ses modestes béatitudes

Instant classique – 15 juin 1891… 127 années jour pour jour. César Franck (1822-1890) était lui-même parti retrouver on ne sait qui on ne sait où lorsque sa grande œuvre sacrée, Les Béatitudes, furent créées à Dijon ce 15 juin 1891, près de huit mois après sa mort. Il avait réalisé quelques œuvres religieuses et un oratorio important lorsqu’il avait une vingtaine d’années, et qui s’appelait Ruth. Il ne revint au genre que vingt-cinq ans plus tard, à partir de 1869, car il voulait écrire une œuvre à partir du « Sermon sur la montagne », tiré du Nouveau Testament (Mt 5-7)....

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14 juin 1876 : malgré un livret médiocre, Léo Delibes signe un ballet célèbre

Instant classique – 14 juin 1876… 142 années jour pour jour. Six ans après Coppélia, Léo Delibes compose la musique d’un autre ballet demeuré célèbre, Sylvia. Le livret de Jules Barbier et du baron Jacques de Reinach – il fallait au moins s’y mettre à deux pour un résultat qui oscille entre vacuité et médiocrité – s’inspire de l’Aminta du Tasse, sujet mythologique où il est question de dieux facétieux, d’un berger, d’un méchant qui perdra à la fin et d’une chasseresse, Sylvia. Bien des airs tirés du ballet – dont Léo Delibes fera une suite par orchestre en...

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13 juin 1855 : Verdi conquiert Paris en massacrant des Français

Instant classique – 13 juin 1855… 163 années jour pour jour. Dans les années 1850, il ne faut espérer aucune carrière européenne, et donc internationale, sans passer par la redoutable case parisienne. Giuseppe Verdi avait déjà remanié ses Lombardi alla prima crociata en 1853, pour en faire Jérusalem, mais il lui faut désormais créer une œuvre originale pour la Salle Le Peletier où se trouve alors l’Opéra de Paris, que Verdi ne va pas tarder à appeler « La grande boutique ». C’est néanmoins l’Opéra qui le contacte d’abord à l’été 1850, aboutissant à un contrat deux ans plus...

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