12 avril 1930… 91 ans jour pour jour – Vincent d’Indy compose son troisième et dernier quatuor à cordes, à presque 80 ans. Une partition à peu près totalement oubliée, mais qui mérite le détour.

Vincent d’Indy est presque octogénaire lorsqu’il se met à composer son troisième et dernier quatuor à cordes, trente ans après le précédent. Il le fait jouer par le quatuor Calvet à la Société nationale de musique voici tout juste quatre-vingt-onze ans aujourd’hui.

D’Indy a mis deux années à en venir à bout, très difficilement. « J’ai mis toute mon âme musiquedechambresque dans ce quatuor, écrit-il. Je crois que ce sera vraiment une bonne chose. » De fait, c’est une partition à peu près totalement oubliée, mais qui mérite le détour.

Le vieux compositeur, si ronchon, et par ailleurs si réactionnaire, semble littéralement avoir rajeuni de cinquante ans en jetant sur le papier une musique pleine de vie et lumineuse. « Vincent d’Indy octogénaire, écrit le musicologue Léon Vallas, semble encore plus jeune que le compositeur quadragénaire, auteur d’œuvres dont la mécanique est prodigieuse mais arrive à dominer le génie. »

Je trouve qu’il est à son meilleur dans le dernier mouvement, noté Finale en rondeau, moderne et tellement séduisant.

Une œuvre à (re)découvrir.

Cédric MANUEL

 



À chaque jour son instant classique !
Rubrique : éphéméride