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13 juin 1951 : les larmes de Poulenc

13 juin 1951 : les larmes de Poulenc
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Instant classique – 13 juin 1951… 68 ans jour pour jour. Le 11 février 1949 meurt à Paris le peintre et décorateur de théâtre Christian Bérard, qui n’avait pas quarante-sept ans. C’est lui qui avait conçu les fameux décors et costumes de la Belle et la Bête de Cocteau qui lui dédie son merveilleux Orphée

Francis Poulenc, un autre de ses proches amis, est très affecté par le décès de « Bébé » et décide d’écrire pour lui une œuvre religieuse, genre qu’il connaissait déjà bien pour avoir composé une messe et surtout les magnifiques Quatre motets pour un temps de pénitence, en attendant le splendide Gloria. Il pense d’abord assez naturellement à un Requiem, mais y renonce car il trouve cela trop pompeux. Il est séduit par le texte liturgique du Stabat mater et réalise la partition en deux mois, durant l’été 1950.

Œuvre à la fois funèbre et lumineuse, le Stabat Mater exclut toute percussion, ainsi que l’orgue, mais n’en reste pas moins riche. Il est créé triomphalement au Festival de Salzbourg il y a à peine soixante-huit ans, sous la direction de Fritz Münch.

En entendant le morceau introductif, “Stabat mater dolorosa”, difficile de ne pas reconnaître là le frère presque jumeau de l’opéra Dialogue des Carmélites, réalisé au même moment.

C’est absolument superbe, écoutez plutôt.

 Cédric MANUEL

Photographie de Une : La descente de croix (détail), Rogier Van der Weyden (Madrid, Musée du Prado)



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »



 

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