Instant classique – 13 mai 1833… 185 années jour pour jour. C’est bien sur une commande de la Société philharmonique de Londres que Félix Mendelssohn crée ce jour là sa quatrième symphonie, baptisée « italienne ».

Car sa genèse remonte à 1830, lors du séjour du compositeur à Rome, dont il a gardé un souvenir heureux : « La musique, je ne l’ai pas trouvée dans l’art lui-même, mais dans les ruines, les paysages, la gaieté de la nature ».

En procède une symphonie assez brève, baignée d’une lumière toute italienne, ce dont les deux mouvements extrêmes sont la parfaite illustration. Le dernier est d’ailleurs la transcription d’une danse endiablée, qui fait immédiatement penser à une tarentelle napolitaine. Le mouvement lent, plus nostalgique et méditatif, est une merveille, suivi d’un bref scherzo.

Mais c’est le premier mouvement, condensé de ces atmosphères, que je propose ici. On y retrouve l’énergie, la veine mélodique et pour tout dire le sourire de Félix Mendelssohn, dans l’éclat de sa jeunesse : il a vingt-quatre ans lorsqu’il dirige lui-même sa création à Londres, lors d’un concert mémorable durant lequel il a déjà fait chavirer la salle en jouant le 20e concerto pour piano de Mozart. Après les avoir envoutés avec le chef-d’œuvre d’un autre, il n’avait plus qu’à les cueillir avec le sien.

Cédric MANUEL



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Rubrique : « Le saviez-vous ? »