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13 mars 1899 : les contrastes nocturnes d’Ernest Chausson

13 mars 1899 : les contrastes nocturnes d’Ernest Chausson
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Instant classique – 13 mars 1899… 120 ans jour pour jour. C’est à Fiesole, juste au-dessus de Florence, qu’Ernest Chausson compose, à l’automne 1897, son poème symphonique Soir de fête, qu’il dédie au chef d’orchestre Édouard Colonne. Ce dernier le crée lors des concerts qui porte son nom, il y a cent vingt ans, trois mois avant la mort absurde et tragique de Chausson d’une chute de vélo.

Dans son œuvre, le compositeur, précurseur des sonorités raveliennes, voulait « opposer le mouvement d’une foule turbulente au calme poétique de la nuit silencieuse » et voici comment les atmosphères se succèdent, d’abord la frénésie et la danse, puis le calme et la douceur alors que le vacarme de la fête essaie de l’emporter une dernière fois avant que le nuit recouvre la scène d’un manteau d’étoiles.

« Soir de fête est la chose la plus ridicule, cela existe tellement peu comme musique que ce n’est pas critiquable », écrit un critique au lendemain de la création. Il faut espérer que les journaux de l’époque lui ont acheté une paire d’oreilles. Michel Plasson et le Capitole de Toulouse lui rendent ici pleinement justice et le parent de couleurs somptueuses.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »



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