Instant classique – 14 octobre 1883… 135 années jour pour jour. Le concerto pour violon d’Antonín Dvořák est depuis sa création le concerto le moins connu des trois que le Tchèque a conçus pour le violoncelle, le violon et le piano.

D’aucuns pensent que c’est parce qu’il n’a pas la grandeur de celui de Tchaikovsky ou de Brahms. Voire. Comme toujours chez Antonín Dvořák, c’est une oeuvre sensible, qui a puisé son inspiration dans le folklore tchèque et ses inépuisables mélodies.

Écrit en 1879 pour le violoniste Joachim, ce dernier en demanda des modifications au compositeur, qui s’exécuta. Pour autant, le grand violoniste ne le joua jamais et c’est Frantisek Ondriček qui le créa quatre ans plus tard à Prague, sous la direction de Moric Anger.

Même si le premier mouvement, un peu solennel, et le troisième – le plus joyeux – sont très remarquables, c’est pourtant le second, “adagio ma non troppo”, que je vous propose ici. Noble, sans pathos, mais doux et sensible.

Cédric MANUEL



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Rubrique : « Le saviez-vous ? »