Instant classique – 15 juin 1946… 74 ans jour pour jour. Jacques Ibert n’a pas encore retrouvé son poste de directeur de la Villa Médicis après la guerre et vit encore caché sur la Côte-d’Azur où il s’était réfugié, lorsqu’il écrit en 1944 ce ravissant trio pour violon, violoncelle et harpe – attelage un peu inhabituel.

Jacques Ibert le compose pour sa fille Jacqueline (c’est elle, « Ramijou »), harpiste virtuose, qui le créera salle Gaveau voici soixante-quatorze ans, aux côtés d’Alfred Loewenguth (violon) et de Pierre Basseux au violoncelle.

Ibert met beaucoup de tendresse dans ce petit bijou d’un quart d’heure, méconnu, gorgé de lumière et de joie et qui fait du bien.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »