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18 avril 1913 : Claude Debussy est de saison

18 avril 1913 : Claude Debussy est de saison
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Instant classique – 18 avril 1913… 106 ans jour pour jour. C’est à Rome, lors de son séjour (écourté) à la Villa Médicis à la suite de l’obtention du prix de Rome, que Claude Debussy écrit une suite symphonique pour chœurs, piano à 4 mains et orchestre.

Elle est alors destinée au concert traditionnellement donné à partir des « envois de Rome », histoire de vérifier que les pensionnaires de la Villa avaient effectivement travaillé durant ces quelques mois dans la Ville éternelle.

Claude Debussy s’inspire de la fameuse Primavera de Botticelli et souhaite « exprimer la genèse lente et souffrante des êtres et des choses dans la nature, puis l’épanouissement ascendant et se terminant par une éclatante joie de renaître à une vie nouvelle ».

Jouant de malchance, Debussy voit sa partition rejetée par l’Institut, qui la trouve « vaguement impressionniste » et le met en garde… Le compositeur, bien qu’il n’aime guère sa propre partition, ne se décourage pas et reprend son travail bien après cet incident (la partition originale est cependant perdue) et en fait une réduction pour piano.

Puis il autorise une version orchestrale dans laquelle il laisse le piano, mais retire les chœurs. Cette partition orchestrale ne lui est pas vraiment due à 100 % puisque c’est son ami Henri Büsser, organiste et chef d’orchestre, qui la réalise sous l’étroite supervision de Debussy. C’est cette version qui est créée à Paris, à la Société nationale de musique, il y a tout juste cent six ans, sous la direction de Rhené-Baton. On n’y reconnaît cependant pas complètement le Debussy de la maturité, bien que cette « suite » (en 2 mouvements) se laisse écouter sans déplaisir !

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »



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