Aujourd’hui, nous fêtons le 162e anniversaire de Mikhail Ippolitov-Ivanov. Qui ça ? Eh bien, un compositeur formé par Rimsky-Korsakov et recommandé par Tchaïkovsky… tout de même ! Allez, on vous le fait découvrir avec sa toute première œuvre.

Parmi les compositeurs méconnus, je vous présente Mikhail Ippolitov-Ivanov, cent soixante-deux ans aujourd’hui. Il a la caractéristique d’avoir collé le nom de sa mère – Ippolitov – à celui de son père, Ivanov. Ceci afin de ne pas être confondu avec un autre compositeur parfaitement homonyme et tout aussi méconnu de nos jours. Faites donc des efforts !

Mikhail est le fils d’un technicien du palais impérial. Ce jeune Pétersbourgeois est formé par Rimsky-Korsakov, excusez du peu.

Jeune diplômé, il devient directeur de l’école de musique de Tbilissi et découvre la musique caucasienne, qui a une grande influence sur son œuvre et ce n’est rien de moins que Tchaïkovsky qui le recommande pour entrer au Conservatoire de Moscou dont il est le directeur pendant seize ans, tout en dirigeant le Bolchoï. Le régime soviétique l’honore aussi et on ne compte pas le docile Ippolitov-Ivanov parmi les plus résistants à ce dernier, bien que défendant jusqu’à sa mort, en 1935, les clés de la grande tradition héritée du Groupe des Cinq.

Comme à l’accoutumée avec les anniversaires de naissance des compositeurs, je vous propose son opus 1, une ouverture de printemps, créée en janvier 1883, alors qu’il n’a pas vingt-quatre ans – il a déjà obtenu son diplôme. Il dédie sa partition à un certain Paul Mendikov, dont je ne sais rien. Elle décrit une nuit de printemps sous la lumière de la lune et un allegro plus festif nous tire de la rêverie. Assez scolaire, l’œuvre n’en est pas moins le témoin d’une solide formation et porte bien sûr la marque de son professeur Rimsky-Korsakov.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »