21 septembre 1792 Alors que la République est proclamée au lendemain de la victoire surprise de Valmy, Gossec compose un hymne à la liberté, sur les paroles de Marie-Joseph Chénier. Une œuvre caractéristique des hymnes révolutionnaires dans son écriture musicale.

Ils sont encore (trop) nombreux à espérer réclamer, implorer, rêver la liberté de par le monde, plus de deux cent trente ans après notre Révolution. Ce 21 septembre 1792, alors que la République est proclamée au lendemain de la victoire surprise de Valmy, le compositeur François-Joseph Gossec, qui a réussi à passer entre les gouttes, lui qui avait servi la musique de la Cour pendant des années, compose un nouvel Hymne à la liberté.

Le texte initial est dû à son complice habituel, Marie-Joseph Chénier, frère du grand poète André (dont le destin donnera lieu à l’opéra de Giordano, mais c’est une autre histoire). Cet hymne est réalisé pour chœur à quatre voix mixtes et orchestre d’harmonie et il est caractéristique des hymnes révolutionnaires dans son écriture musicale, s’appuyant en particulier sur le mot « Liberté » dans le vers « Premier bien des mortels, ô Liberté chérie », comme dans d’autres chants de l’époque.

Je n’ai pas retrouvé l’hymne chanté mais en voici un arrangement pour le seul orchestre d’harmonie. « Premier bien des mortels… » : avec ou sans masque, il ne faut pas l’oublier…

Cédric MANUEL



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Rubrique : « Le saviez-vous ? »