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22 avril 1885 : Dvořák plus brahmsien que jamais.

22 avril 1885 : Dvořák plus brahmsien que jamais.
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Instant classique – 22 avril 1885… 134 ans jour pour jour. La septième symphonie d’Antonín Dvořák, l’une des plus belles de toutes et sans doute la moins connue (injustement) des trois dernières « grandes » comme on les appelle, lui a coûté bien des efforts.

Il l’achève pourtant en un trimestre durant l’hiver 1884-85, mais a dû refaire plusieurs fois au moins trois les mesures d’introduction. C’est que notre Tchèque avait entendu peu auparavant la toute nouvelle troisième symphonie de Brahms et n’en était revenu que pour se jurer de faire aussi bien. De fait, cette septième est un joyau du début à la fin.

C’est la société philharmonique royale de Londres qui avait commandé à Dvořák cette nouvelle symphonie après l’avoir nommé membre d’honneur ; c’est donc à Londres qu’elle est créée sous la direction du compositeur avec beaucoup de succès il y a tout juste cent trente-quatre ans. Mais c’est au chef Hans von Bülow que le compositeur dédiera sa symphonie.

Les quatre mouvements sont tous remarquables, selon sa propre sensibilité, mais c’est le scherzo que j’ai choisi ici dans une interprétation pleine de clarté de Lorin Maazel avec Vienne. C’est le mouvement le plus « tchèque », qui débute avec une merveilleuse mélodie, montant là encore le génie de Dvořák en la matière.

Et puis c’est très doux pour un lundi (mais il y a de quoi vous réveiller aussi : c’est un scherzo-vivace !)…

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »



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