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23 février 1854 : de la « sonate de poésie » de Lamartine aux Préludes de Liszt

23 février 1854 : de la « sonate de poésie » de Lamartine aux Préludes de Liszt
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Instant classique – 23 février 1854… 165 années jour pour jour. En 1850, Franz Liszt a l’intention de composer quelques introductions orchestrales pour des œuvres chorales fondées sur des poèmes du français Joseph Autran.

Mais la lecture des Nouvelles méditation poétiques d’Alphonse de Lamartine l’amène sur une autre voie. Cette « sonate de poésie », comme l’appelle Lamartine, donnent en effet à Liszt l’inspiration d’une suite de préludes aux choses de la vie, disons. Évidemment, à l’écoute de ce qui devient le poème symphonique le plus célèbre du compositeur, on peine à identifier ces fameux préludes et encore moins à les raccrocher à l’œuvre de Lamartine ou à quelque chose de la vie que ce soit. Encore qu’on puisse y trouver l’évocation des éléments, qui constitue l’idée première de Liszt sur les poèmes de Joseph Autran. Bref, comme souvent en musique, on entend ce qu’on veut.

La partition est pleine de contrastes, entre belles mélodies romantiques voire lyriques et déferlement assez martial de cuivres, pour une conclusion éclatante et optimiste. Rien de ce bâillement qu’inspirerait plutôt son poème symphonique Orphée, dont on parlait il y a quelques jours, et qui avait été créé juste avant Les Préludes !

L’œuvre est donnée ce 23 février 1854 au théâtre de la Cour à Weimar, sous la direction de Liszt lui-même. L’histoire ne dit pas si Lamartine l’a un jour entendue et s’il y a reconnu ses vers, lui qui n’était qu’un musicien (fort critiqué) des mots et dont Gustave Flaubert a dressé un portrait terriblement cruel.

Cédric MANUEL



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Rubrique : « Le saviez-vous ? »



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