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24 juin 1792 : si ce n’est lui, c’est donc son frère

24 juin 1792 : si ce n’est lui, c’est donc son frère
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Instant classique – 24 juin 1792… 227 ans jour pour jour. Michael Haydn, c’est le petit frère de Joseph, qui comme ce dernier devient un grand musicien, certes moins célèbre, mais tout de même important. Car si Mozart admire infiniment Joseph, on ne peut nier que c’est Michael qui a sur lui l’influence la plus grande.

Ce dernier a en effet effectué presque toute sa carrière à Salzbourg où il sera au service du prince-archevêque pendant quarante-trois ans ! D’une réputation très flatteuse, il surclasse Léopold Mozart et impressionne le petit Wolfgang natif de cette ville.

En août 1786 il a alors quarante-neuf ans Michael Haydn, auteur lui aussi d’une œuvre très prolifique, achève une nouvelle messe pour solistes, deux chœurs et orchestre. Il la dirige à l’abbaye de Kremsmünster, en Haute-Autriche, six ans plus tard, ce 24 juin 1792, avec grand succès. On dit que l’impératrice Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, seconde épouse de l’empereur germanique François II, aimait tellement cette œuvre qu’elle avait demandé une copie de la partition pour elle-même.

Ce sont les très précises archives de l’église Saint-Pierre de Salzbourg qui indiquent que cette messe avait été composée « pour l’Espagne ». On n’en a pas su davantage avant très longtemps, jusqu’à retrouver la lettre d’un gentilhomme mélomane espagnol vivant dans la capitale autrichienne, Carlos-Alejandro de Lelis, adressée à la comtesse-duchesse de Benavente y Osuna, dame d’honneur à la Cour du roi d’Espagne. Dans cette lettre datée de 1789, de Lelis parle d’une messe transmise aux Benavente y Osuna par Michael Haydn. C’est de cela que vient la tradition attribuée au nom de cette messe au demeurant fort classique, qu’Haydn enverra aussi à Stockholm lorsqu’il sera nommé membre de l’académie royale de Suède.

C’est une œuvre pour les grandes occasions, qui nécessite un effectif important pour l’époque et ne manque pas de solennité. Michael Haydn y manie l’art de la fugue avec jubilation, comme dans ce remarquable “Quoniam”, ici interprété par une équipe hongroise. Il faudra attendre plus de 2 siècles pour entendre cette œuvre en France, à Lille, sous l’impulsion et la direction du regretté Jean-Claude Malgoire.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »



 

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