30 octobre 1739 : vous en reprendrez bien (un peu) ?

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Le 11e concerto grosse de Haendel, composé il y a 282 ans aujourd’hui, est une œuvre remplie d’effets réussis, des rythmes changeants aux séduisantes trouvailles mélodiques. En voici une élégante interprétation par l’English concert et Trevor Pinnock.

L’avantage avec Georg Friedrich Haendel, c’est qu’on sait à peu près correctement dater ses œuvres, soit grâce aux indications de la partition autographe, soit parce qu’on en connaît précisément le moment de la création.

Donc voici deux cent quatre-vingt-deux ans aujourd’hui, Haendel termine à Londres le onzième de ses « concertos grossos » (on devrait dire « concerti grossi », mais on va me trouver snob), dont je vous ai déjà parlé il y a quelques temps. Ce 11e est écrit comme presque tous les autres, pour deux violons et un violoncelle solistes, accompagnés des cordes et d’un continuo au clavecin. L’inspiration mélodique vient directement du 14e concerto pour orgue, que Haendel avait présenté quelques mois plus tôt. Le compositeur y utilise de nombreux effets assez réussis : des rythmes changeants, des « accelerandi », des trouvailles mélodiques très séduisantes. Écoutez donc le très délicat « andante larghetto e staccato » qui commence vers 6’40, vous verrez.

Cette fois aussi, j’ai essayé de trouver une interprétation qui ne racle pas trop les caisses ou qui ne crisse pas horriblement (mais il paraît que c’est historiquement informé, donc j’ai intérêt à la boucler !) et c’est, il me semble, le cas avec cette élégante exécution par l’English concert et Trevor Pinnock.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »



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