Instant classique – 6 mars 1825… 195 ans jour pour jour. Après la création de sa Neuvième symphonie, chef-d’œuvre universel, Beethoven, alors déjà au soir de sa vie, compose à tour de plume. Il avait mis en chantier un quatuor à cordes, son douzième, dès 1823 et l’achève à Gutenbrunn, près de Baden, à l’automne 1824.

Ludwig van Beethoven dédie ce quatuor, comme les treizième et quinzième, au prince russe Galitzine qui en est le commanditaire. L’œuvre est créée à Vienne il y a tout juste cent quatre-vingt-quinze ans, par le quatuor Schuppanzigh. Pas de chance, l’échec est total, bien loin du délire avec lequel la Neuvième avait été accueillie.

Beethoven lui-même ne s’en étonne pas.
Sa partition n’est pas si facile d’accès : « Il faut l’entendre souvent », soupire-t-il.

C’est une œuvre pleine de caractère, un peu lyrique par rapport à d’autres mais très inspirée, et notamment son mouvement lent, “adagio ma non troppo è molto cantabile”. Ensemble de six variations sur un thème, amené tout doucement, sur le fil du rasoir, par le violoncelle puis les autres instruments, c’est un petit miracle de délicatesse.

Le voici par le quatuor Smetana.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »