Jacques Ibert reçoit une commande un peu originale, de la Marine nationale : il compose un poème symphonique pour un court documentaire, qui nous donne l’impression de vivre un grand périple maritime. L’œuvre fête le 58e anniversaire de sa création aujourd’hui.

Quelques années avant d’être nommé à la tête de la Villa Médicis (1936), Jacques Ibert reçoit une commande de la Marine nationale, qui prépare un court documentaire de présentation, SOS Foch, réalisé par Jean Arroy.

Intitulée Symphonie marine, cette partition est en réalité un poème symphonique d’un petit quart d’heure qui ne vous emmène pas sur une mer d’huile. Vous avez vraiment le sentiment de monter sur un bateau dont vous entendez même la cadence du moteur, au milieu d’une eau tempétueuse, avec de belles couleurs orchestrales tout à fait typiques de la musique française de l’époque, avant d’arriver glorieusement à bon port…

C’est bien des années plus tard, une vingtaine de mois après la mort du compositeur, que l’orchestre Lamoureux crée en concert cette belle œuvre, sous la direction d’un Charles Munch qu’on imagine volontiers aussi emporté que les flots !

Voici une version très claire avec le même orchestre dirigé trente-cinq ans plus tard par l’excellent Yutaka Sado.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »