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André-Joseph Bouglione : «Pour les animaux, la cage, c’est la prison à perpétuité»

André-Joseph Bouglione : «Pour les animaux, la cage, c’est la prison à perpétuité»
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Fini de dompter les fauves à coups de fouet ou de croire qu’un éléphant qui se balance à l’arrêt va bien. Le circassien étrille dans un livre la maltraitance des bêtes de cirque et lance des spectacles 100% humains.

[Écho de la presse]

Son nom évoque les crinières et les rugissements. Pourtant, André-Joseph Bouglione, 44 ans, descendant d’une célèbre famille de dompteurs, a définitivement rangé son fouet. Dans un livre à paraître jeudi, il évoque les querelles et les conflits qui l’ont opposé, depuis son plus jeune âge, au reste du clan Bouglione et notamment à ses cousins. Mais surtout, il dénonce l’exploitation des animaux dans les cirques et présente le projet qu’il porte avec sa femme Sandrine, ex-dompteuse elle aussi : un «éco-cirque 100 % humain».

Vous racontez dans votre livre (1) comment vous avez tracé votre propre route dès l’âge de 16 ans en créant le cirque Joseph-Bouglione. Vous avez donc travaillé avec des animaux durant toute votre carrière ?

Je suis né dans l’une des plus illustres familles circassiennes de France. Mes oncles Firmin, Emilien, Sampion et mon père Joseph représentaient la quatrième génération, mes cousins et moi appartenons à la cinquième. Quant à mon épouse Sandrine, née Suskow, elle est issue d’une célèbre lignée de dompteurs allemands. Nous avons tous les deux fait l’essentiel de notre carrière dans des numéros de domptage, que ce soit avec des tigres, des lions ou des éléphants. Nous avons été conditionnés dès l’enfance à dresser des animaux. Pour nous, c’était naturel.

Pourquoi avoir décidé de raccrocher votre habit de dompteur il y a un an ?

Ma femme et moi sommes persuadés que la seule solution pour sauver le cirque traditionnel, c’est de ne plus utiliser d’animaux. J’ai constaté depuis plusieurs années que ces numéros créaient un malaise, car le public est aujourd’hui plus sensible à la cause animale. Du coup, beaucoup préfèrent ne plus venir au cirque. Pour le sauver de l’abîme dans lequel il est en train de s’enfoncer, il faut redevenir un spectacle consensuel. Les gens aiment toujours le cirque, mais ils ne veulent plus voir d’animaux sur la piste.

Lire l’article complet de Sarah Finger sur le site du journal Libération.



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