Des objectifs chiffrés de programmes ultramarins sur les chaînes nationales, un renforcement des émissions en ligne pour les enfants et les jeunes, des investissements dans des start up… : un rapport avance des premières pistes pour mettre en oeuvre la réforme de l’audiovisuel public.

Ce rapport d’étape, présenté mardi à Françoise Nyssen et que celle-ci devait remettre ce mercredi aux patrons de l’audiovisuel public lors d’un comité stratégique, a été rédigé par la commission de concertation mise en place début juin par la ministre de la Culture, pour l’aider à mettre en oeuvre une réforme en profondeur des médias publics.

Le rapport d’étape, que l’AFP a pu consulter, suggère tout d’abord des mesures pour accélérer le virage numérique du service public, dans l’esprit de la « start up nation » chère à Emmanuel Macron : « laboratoire créatif », investissements dans des jeunes pousses, incubateurs d’entreprises, comités exécutifs bis (« shadow comex ») donnant la place aux jeunes et à la diversité…

La commission va par ailleurs dans le sens du gouvernement qui veut cesser de diffuser sur la TNT France 4, largement dédiée aux enfants et aux jeunes. Elle estime que celle-ci (qui vise également d’autres publics) « n’est pas positionnée comme la chaîne des enfants », que sa production en matière de dessin animé « ne représente pas un enjeu majeur » pour le secteur de l’animation.

Concernant France Ô, chaîne dédiée aux Outremers, elle donne aussi du grain à moudre à Françoise Nyssen en jugeant le statu quo « intenable ».

 

 

[avec AFP]