La Bourgogne-Franche-Comté compte 20 700 salariés dans le sport et l’animation en 2015. Des métiers aux conditions d’emploi plus difficiles, dépendant grandement des subventions publiques, avec un quart seulement de CDI et des rémunérations plus faibles. Une précarité doublée d’une très forte multi-activité, selon une étude récente de l’INSEE.

La Bourgogne-Franche-Comté compte 20 700 salariés dans le sport et l’animation en 2015. Des métiers aux conditions d’emploi plus difficiles, avec un quart seulement de CDI et des rémunérations plus faibles. Près des deux tiers des postes du secteur sont en effet exercés au sein des structures associatives, dont les budgets dépendent grandement des subventions publiques. Celles-ci se tournent vers des personnels souvent jeunes, plus à même d’accepter ces conditions d’emploi, notamment des contrats courts.

Cette précarité explique la très forte multi-activité des salariés du sport et de l’animation (qui embauche notamment des artistes, intermittents) : 57 % d’entre eux ont occupé au moins deux postes différents sur l’année. Seul un tiers des multi-actifs font du sport ou de l’animation leur activité principale, la moitié d’entre eux exercent en outre et principalement un autre métier et les autres ne sont que très occasionnellement salariés.

Face à la difficulté de vivre de l’activité salariée, le micro-entreprenariat se développe. Dans l’animation, les conditions d’emploi amènent de nombreux salariés à opter pour une réorientation professionnelle.

Lire l’étude complète de Hugo Andrieu et Benoît Leseur sur le site de l’INSEE.

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