Les producteurs français de musique s’attendent à voir leur chiffre d’affaires chuter en 2020. Ils appellent l’État à soutenir la filière.

Il y avait déjà la crise du disque, voici celle du coronavirus. La musique enregistrée a d’ores et déjà perdu 50 millions d’euros (hors taxes) pendant le confinement et devrait voir « son chiffre d’affaires chuter de plus d’un cinquième cette année« , a déclaré le Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) dans un communiqué.

La crise de la Covid-19, qui affecte toute la filière musicale, a également provoqué l’annulation de tous les concerts pour raisons sanitaires, comme nous en parlions déjà dans notre journal.

Pourtant, en 2019, le marché français de la musique enregistrée avait affiché une croissance pour la quatrième année consécutive, de 5,4 %, à 625 millions d’euros.

Pour soutenir la filière, le SNEP appelle l’État à prolonger les droits des intermittents du spectacle « jusqu’à la reprise réelle de l’activité« , c’est-à-dire au-delà de l’année promise par Emmanuel Macron, et à maintenir ensuite l’allocation antérieure pendant un an.

Le SNEP pointe également « la situation des primo-entrants et des salariées intermittentes revenant d’un congé maternité, qui risquent d’être en rupture de droit« , et demande à l’État « de défendre la baisse de la TVA sur les CD et les vinyles auprès de ses partenaires européens« .

Le syndicat professionnel avait déjà formulé diverses propositions pour les producteurs la semaine dernière, dont la « montée en puissance du crédit d’impôt phonographique« . Ce crédit correspond à un mécanisme fiscal de réduction d’impôt en faveur des labels et des maisons de disques. Il peut être égal à 30 % du montant total des dépenses de production, de développement et de numérisation d’un enregistrement. Le SNEP appelle également à la défense d’une TVA réduite sur les produits physiques musicaux.

Jacques GUILLOUX

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