Le film de fiction historique inaugurait la quinzième édition du festival, panorama du meilleur cinéma russe contemporain projeté en exclusivité à Paris du 8 au 14 novembre.

[Écho de la presse]

Sous les voûtes de la cathédrale de l’Assomption, au Kremlin, les volutes d’encens s’élèvent vers le ciel, emportant les voix d’hommes aux mélopées divines. Elles implorent le Dieu tout-puissant de bénir et de protéger le tsar de toutes les Russies, qui s’apprête à coiffer la couronne impériale et à couronner l’impératrice, Alix de Hesse. L’héritier est pâle, le fardeau lui semble bien lourd. Du haut de la tribune du chœur, un cri de femme le cloue sur place : « Nicky ! » Le futur tsar s’évanouit.

La scène inaugurale du film est à l’image du reste : spectaculaire, haute en couleurs, prenante et largement infidèle à l’histoire. Alexei Ouchitel, son réalisateur, se défend d’avoir fait un film historique, mais plutôt une fiction inspirée de l’amour de jeunesse qui lia le futur Nicolas II à la ballerine Mathilde Kchessinska et l’amena à un choix douloureux entre raison et sentiments. « Plus j’ai étudié le dossier, plus il m’a semblé qu’il s’en était fallu de peu que l’histoire de la Russie ne soit tout autre. »

Lire l’article complet d’Isabelle Schmitz sur le site du Figaro.