Parce que l’environnement des musiques actuelles a évolué et qu’il manquait en France un parcours de formation court et pratique, Webset formations propose, en partenariat avec la pépinière du Krakatoa, une nouvelle session de formations étalées du 24 avril au 28 juin 2019 à Bordeaux-Lormont.

La formation proposée est organisée en quatre modules répartis sur douze jours, les 24, 25, 26 avril, 20, 21, 22 mai, 17, 18, 19, 26, 27 et 28 juin 2019, pour un total de 84 heures. Si la première session est prévue à Bordeaux, elle a tout à fait vocation à être dispensée dans d’autres régions de France.

L’organisme de formation que représente David Louis dispense déjà entre vingt et trente formations liées au spectacle vivant, en partenariat avec la pépinière du Krakatoa. Ces formations sont reconnues au niveau national, nous assure David Louis, et le Krakatoa est à la fois une salle de spectacle et un lieu d’accompagnement d’artistes en développement. « On n’est pas obligé de vendre 100 000 disques ou de signer chez une major pour vivre de sa musique. »

Voici le message de base de l’organisme dont l’ambition est d’aider les jeunes et petites structures à croître et ne pas se perdre dans les méandres de la paperasse administrative, dans les chausse-trappes de la promotion des artistes ou des œuvres et dans toute sorte d’erreurs qu’il est possible de commettre quand on débute avec peu de moyens mais une certaine ambition. Les responsables de la formation, trois personnes au parcours reconnu, Guillaume Mangier, Charles Féraud et Frédéric Vocanson, estiment que l’univers des musiques actuelles a évolué, les structures ayant tendance à gérer désormais toutes les facettes du développement des artistes.

Quel public ?

Pour l’heure, nous assure David Louis, nous en sommes à la phase de communication au sujet de cette formation et les retours sont bons, notamment sur les réseaux sociaux. Beaucoup de gens ont manifesté leur intérêt. « La demande semble conséquente dans ce domaine, nous avons eu plus de retours que pour toutes les autres formations dont nous avons fait la promotion. »

« Cette formation s’adresse à des personnes travaillant dans des structures aux moyens modestes. Elle est destinée à des artistes qui se sentent la force de gérer eux-mêmes leur carrière ou celle d’autres artistes ; à des producteurs, des managers ou des bookeurs. Il faut désormais savoir tout faire. » David Louis insiste sur le fait que la formation est envisageable pour des personnes dont le projet est en cours de développement et qu’elle n’est pas destinée à des personnes voulant se lancer seules et ne partant de rien.

Leur objectif est de défendre des artistes déjà signés, c’est le prérequis pour postuler à cette formation. « Il faut que les gens qui s’inscrivent aient déjà un lien avec une structure professionnelle. Que leur projet soit déjà un minimum avancé. Ce n’est pas une formation de sensibilisation. » Les formateurs prévoient ainsi de faire passer un entretien à chaque postulant, afin de connaître ses attentes et de s’assurer qu’il sera capable de suivre le parcours. Car les quatre modules autour desquels s’organise la formation sont principalement des mises en pratique et en situation. David Louis le résume ainsi : « On enlève beaucoup de théorie pour se concentrer sur la pratique. »

Organisation pratique

Les quatre modules d’une durée de trois jours constituant le parcours de formation se présentent ainsi :
– l’environnement du musicien :conseiller et sécuriser le parcours de professionnalisation ;
– réservation et développement en musiques actuelles : prospecter, vendre, organiser des tournées ;
– produire et éditer un support de musique enregistrée en vue de sa commercialisation ;
– communiquer sur un projet musical : relations médias, présente digital, conseils en images.

La formule est évidemment modulable en fonction des attentes de chacun et chaque module peut être suivi de manière indépendante. Car le coût total de la formation s’élève à 2 700 euros net de TVA par participant. Un financement est toutefois possible soit par une structure, soit via le statut d’intermittent, soit par Pôle emploi spectacles, soit par certaines régions ou les OPCA.

Il convient donc de bien soupeser la nécessité d’une telle formation, mais comme le dit David Louis, la qualité de leur formation est d’être assurée par des personnes qui ont réussi dans le milieu et qui savent réellement de quoi elles parlent. « Souvent, remarque-t-il, nous recevons des stagiaires qui arrivent de la faculté mais ne connaissent pas la pratique. C’est à nous de leur apprendre,par exemple, à faire des fiches de paie. Nous voulons aider les gens à développer leurs projets avec d’autres qui ont réussi. Il s’agit d’un transfert de compétences. »

Matthieu de GUILLEBON

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