La pièce se termine, le rideau tombe, se relève et… les acteurs sont là, les bouches couvertes de bande collante noire. C’est le dernier « happening de protestation » au Teatr Polski de Wroclaw en Pologne, où la troupe conteste son nouveau patron élu avec le soutien du gouvernement conservateur. Le directeur, Cezary Morawski, y met fin immédiatement : il fait couper l’éclairage.

[Revue de presse]

Pourtant, s’entretenant quelques jours plus tôt avec l’AFP, M. Morawski, acteur lui-même, se disait tolérant vis-à-vis de tels incidents. « La démocratie existe pour que chacun puisse exprimer son opinion », affirmait-il.

Le conflit est en partie politique : arrivé le 1er septembre, M. Morawski, bien que sans-parti, était appuyé par les autorités régionales et le ministère de la Culture contre un candidat du directeur sortant Krzysztof Mieszkowski, député d’opposition et adversaire du ministre de la Culture Piotr Glinski. Les acteurs rebelles ont affirmé que le concours avait été « arrangé » et ont obtenu que le parquet ouvre une enquête.

Exaltation de l’histoire

Le parti au pouvoir Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski se dit attaché au pluralisme et à la liberté de la culture, mais souhaite promouvoir surtout celle qui n’est pas « destructrice » et contribue à renforcer la communauté nationale.

Lire la dépêche de l’AFP : La Libre Belgique.

 


Photo de Une : Natalia Kabanow – Dziady, Teatr Polski we Wrocławiu