Dans une courte vidéo postée sur sa chaîne YouTube, le comédien Samuel Churin, connu pour son engagement au sein de la Coordination des intermittents et précaires (CIP), pousse un « coup de gueule » contre le récent décret qui propose trois mesures à destination des intermittents du spectacle.

Ce décret, daté du 14 avril 2020, prend trois mesures essentielles :

1) il prolonge leur droit aux revenus de remplacement ;
2) il allonge la période servant de base à la durée d’affiliation qui leur permet de percevoir ces revenus ;
3) il inclut enfin, pour la détermination de l’affiliation, les périodes de suspension du contrat de travail des intermittents du spectacle dans le cadre du dispositif d’activité partielle.

« De toute façon, nos heures, nous n’allons pas réussir à les faire, explique Samuel Churin en colère. Les festivals ont été annulés, les dates qui ne seront pas vendues pour le spectacle vivant vont manquer. Nous allons tous vivre une année blanche. je pense que plus de la moitié des intermittents du spectacle vont passer à la trappe, car ils n’auront pas leurs heures. »

Pour le comédien engagé, il n’y a qu’une réponse possible : à partir de la date, non du confinement, mais de toute l’activité artistique des théâtres, « on couvre tout le monde sur douze mois et on renouvelle systématiquement ». Il appelle une vaste action collective en faveur d’un « grand plan qui permet de rattraper tous les chômeurs », sous peine de la mort de quantité d’artistes. « On va mourir si on ne fait rien, c’est obligatoire, insiste-t-il. Travaillons tous ensemble sur un Conseil national de la résistance numéro 2 pour enfin qu’on bénéficie d’une continuité de revenus sur une discontinuité de l’emploi. »

« Nous sommes en train de mourir, conclut-il. Nous voulons tout de suite un rattrapage général et, ensuite, nous voulons travailler sur un rattrapage pérenne. »

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Source photographique : capture d’écran YouTube