Et c’est un sentiment qu’il faut déjà que nous combattions je crois est la nouvelle création théâtre de David Farjon et de sa compagnie Légendes Urbaines. En écho à l’actualité récente, la pièce entend démontrer avec malice le mythe d’une certaine vision de la banlieue portée par les médias.

Communiqué de presse

RÉSUMÉ

Sur scène, un plateau télé et des journalistes. Les comédiens de la compagnie Légendes Urbaines mènent l’enquête à travers les personnages qu’ils incarnent. Leur théâtre s’appuie sur des documents qui nous mettent en prise directe avec le monde dans lequel nous vivons. Son sujet : la banlieue, lieu de cristallisation de conflits sociétaux. Et c’est un sentiment qu’il faut déjà que nous combattions je crois démonte avec malice le mythe d’une certaine vision de la banlieue portée par les médias. Que nous dit ce reportage ? Qui l’a commandé ? Qui l’a réalisé ? Où est la vérité ? Où est la manipulation ?

Passant habilement de la fiction au making-off, notre joyeuse bande d’enquêteurs démonte le langage médiatique et provoque chez le spectateur une furieuse envie de s’exprimer !

CONTEXTE

Été 1981, Les Minguettes, Vénissieux dans la banlieue lyonnaise : vols de voitures, rodéos, incendies et affrontements avec la police au pied des barres d’immeubles… Des rodéos se produisaient déjà à la fin des années 1970, mais ils n’apparaissaient que dans des entrefilets de la presse locale.

Est-ce parce que l’actualité était particulièrement pauvre en cet été 1981 ? Est-ce dû à l’arrivée de la gauche au pouvoir quelques mois plus tôt ?

Toujours est-il que la couverture médiatique de ces événements va faire basculer radicalement les représentations des quartiers populaires. Le mythe journalistique d’une banlieue désœuvrée et dangereuse naît, cet été-là, à la périphérie de Lyon… et demeure vivace aujourd’hui.

Choisir l’été 1981 comme hypothèse d’un point de départ de l’image médiatique de ces quartiers est forcément arbitraire. Toujours est-il que se cristallise certainement à ce moment-là un certain nombre d’ingrédients fondateurs de ce mythe.

Les grands ensembles ne sont plus cet objet curieux à cheval entre modernité et inquiétude mais sont devenus définitivement l’image de la banlieue en balayant celle issue du XIXe siècle d’un ensemble pavillonnaire. Ils sont désormais associés à une Histoire récente de l’immigration africaine et nord-africaine. La fin des Trente glorieuses a laissé place au chômage de masse et elle n’apparaît dans la presse qu’au travers de faits divers transformés en faits de société.

RENSEIGNEMENTS & DISTRIBUTION

Mise en scène : David Farjon
Dramaturgie collective dirigée par David Farjon
Avec Samuel Cahu, Magali Chovet, David Farjon, Sylvain Fontimpe, Ydire Saïdi, Paule Schwoerer
Scénographie : Léa Gadbois-Lamer
Lumière : Laurence Magnée
Dispositif technique : Jérémie Gaston-Raoul

TOURNÉE

– 13-15 janvier 2020 : théâtre de Vanves à Paris
– 3 mars 2020 : théâtre des Sources de Fontenay-aux-Roses
– 20-21 mars 2020 : scène nationale de Saint-Quentin-en Yvelines
– 26-28 mars 2020 : Collectif 12 de Mantes-la-Jolie
– 5-9 mai 2020 : théâtre Paris-Villette

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Crédits photographiques : Jérémie Gaston-Raoul