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« Unfriended: Dark Web » : horreur 2.0

« Unfriended: Dark Web » : horreur 2.0

Une bande d’amis se retrouve comme chaque soir sur le web. Parmi eux, Matias (Colin Woodell) étrenne un nouvel ordinateur, plus puissant que l’ancien, qui lui permet de développer une application pour communiquer avec Amaya (Stephanie Nogueras), son amie sourde et muette. Mais en explorant la mémoire de son ordinateur, Matias découvre une porte d’entrée sur le “Dark Web” qu’il aurait mieux fait de ne pas entrouvrir.

Il y a quatre ans, Unfriended filmait en temps réel six internautes derrière leur écran un an après la mort de l’une de leurs amies poussée au suicide par la mise en ligne d’une vidéo compromettante.

Sorti depuis l’été dernier aux États-Unis, Unfriended: Dark Web n’est pas la suite de Unfriended mais en reprend le même dispositif, en en changeant le scénario. Comme dans le premier film, il s’agit d’un tournage en temps réel, nerveux et dynamique. Comme dans le premier, les seules images montrées au spectateur sont celles qui s’affichent sur les écrans des protagonistes. Comme si on était assis devant notre ordinateur, on voit une arborescence de fenêtres qui s’ouvrent et se ferment à une vitesse vertigineuse : discussion sur Skype, photos d’Instragram, posts de Facebook, fiches Wikipédia… Les jeunes, dont c’est le lot quotidien, n’y verront rien d’extraordinaire ; les moins jeunes en auront le tournis.

Le scénario de cette fausse suite diffère de celui du premier sans véritablement révolutionner le genre. Il ne s’agit plus d’un groupe d’adolescents confronté à la mort de l’un des leurs, ni de la disparition de l’intimité à l’heure des réseaux sociaux mais du Dark Web, lieu fantasmé de tous les trafics. L’ordinateur « emprunté » par Matias s’avère en effet être celui d’un internaute qui réalise pour le compte d’une mystérieuse congrégation des snuff movies et kidnappe des jeunes filles pour en être les actrices forcées. Le sujet serait effrayant s’il était novateur.

Réalisé avec un budget d’un million de dollars seulement, Unfriended: Dark Web en a rapporté dix fois plus aux États-Unis. Sans exagérer ses qualités, on lui souhaite un succès comparable en France où son dispositif novateur et son scénario malin sauront attirer les adolescents qui en sont le cœur de cible.

Tony PARODI

 



Stephen Susco, Unfriended: Dark Web, États-Unis, 2018, 93mn

Sortie : 26 décembre 2018

Genre : horreur

Classification : interdit aux moins de 12 ans

Avec : Colin Woodell, Stephanie Nogueras, Betty Gabriel, Rebecca Rittenhouse, Chelsea Alden, Andrew Lees, Savira Windyani

Image : Kevin Stewart

Distribution : Apollo Films

En savoir plus sur le film avec CCSF : Unfriended: Dark Web

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