“Univergate” : récit d’une énième descente aux enfers d’un vilain garçon ambitieux

“Univergate” : récit d’une énième descente aux enfers d’un vilain garçon ambitieux
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Si la mise en scène de Renaud Benoît et le jeu de Serge Dupuy ne sont pas sans qualité, ils peinent à sauver un texte à la banalité confondante.

Étienne Ferrari, homme aux origines (très) modeste, connaît une ascension sociale fulgurante – il devient un homme d’affaires sans scrupules – avant de se faire brutalement virer, cachant son licenciement à sa famille, se prostituant, avant d’être interné. C’est le récit de sa vie qu’il nous raconte dans ce monologue faussement adressé à Jack, homme mort par sa faute au cœur d’une forêt obscure.

Ces quelques lignes suffisent à résumer le texte assez convenu et linéaire de cette pièce, signé Louise Caron, qui reproduit la même sempiternelle critique uniforme de la société (assez facile, au demeurant). L’intrigue de cette descente aux enfers est éculée jusque dans ses moindres détails, la littérature et le cinéma regorgeant de destinées similaires, de même d’ailleurs que le théâtre – je pense immédiatement à Europe connexion, d’Alexandra Badea, longue confession d’un lobbyiste, parmi des dizaines d’exemples possibles.

Seules la sombre mise en scène de Renaud Benoît, qui « joue » par ailleurs le mort, et l’interprétation de l’imposant comédien Serge Dupuy (qu’on espère voir bientôt dans des rôles plus à sa mesure) donnent un peu de relief à l’ensemble. C’est honnête. C’est hélas trop peu.

Pierre GELIN-MONASTIER

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Renseignements et tournée : Pic’Art Théâtre

Le spectacle est à voir à l’Espace Roseau Teinturiers (Avignon) du 7 au 30 juillet 2022 à 17h50.

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Serge Dupuy, "Univergate" (© Marie Kalifa)

Serge Dupuy, « Univergate » (© Marie Kalifa)



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