Instant classique – 10 février 1903… 118 ans jour pour jour. Sergueï Rachmaninov écrit l’une de ses partitions pour piano les plus vastes de son répertoire : 22 variations saisissantes sur un thème de Chopin… un tourbillon de virtuosité !

En ce début d’année 1903, Sergueï Rachmaninov est heureux, il est revenu à la vie après la noire dépression qui avait suivi la création désastreuse de sa première symphonie, dont l’avaient sorti les soins prodigués par Nicolas Dahl, via l’hypnose. Il a retrouvé confiance en lui, ainsi que le chemin du papier à musique. Depuis lors, il enchaîne les œuvres bien reçues, assoit sa renommée et épouse sa cousine germaine Natalia…

C’est dans cette ambiance optimiste et heureuse, à partir d’août 1902, qu’il écrit l’une de ses partitions pour piano seul les plus vastes de son répertoire. Il s’agit de vingt-deux variations sur un thème de Frédéric Chopin, celui du prélude n°20 en ut mineur. Vingt-deux variations saisissantes, dédiées à un compatriote de Chopin, le Polonais Teodor Leszetycki, pianiste, pédagogue et compositeur, longtemps directeur des études de piano au conservatoire de Saint-Pétersbourg, qu’il avait cependant quitté au moment où Rachmaninov y était entré.

Ces fameuses variations sont passionnantes. Les huit premières, après l’exposition du thème, sont enchaînées avant que la neuvième, puis les treize suivantes, ne prennent un envol plus individualisé. S’ensuit alors un tourbillon de virtuosité, tour à tous sombre et festif, que je vous laisse découvrir, avec la partition et la jeune pianiste Zlata Chochieva, dans un enregistrement réalisé à Rome en 2012, et que je trouve tout à fait intéressant.

Cédric MANUEL

 



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