10 janvier 1676… 342 ans jour pour jour. Ce 10 janvier 1676, devant Louis XIV et la Cour, au château de Saint-Germain en Laye, Lully présente son opéra Atys, qui est l’un des seuls opéras de l’ambitieux compositeur italien à finir très mal pour le héros, qui se suicide en voyant qu’il a tué par erreur Sangaride, qu’il aimait, la prenant pour un monstre sorti des Enfers après avoir eu l’esprit troublé par Alecton.

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La reine des Dieux, Cybèle, qui est la cause de cette fin tragique, pleure désormais Atys, qu’elle aimait elle aussi et, ne pouvant lui rendre la vie, le transforme en pin, pour qu’il « s’élève au-dessus des arbres les plus beaux »

Le roi adopte immédiatement l’œuvre, qui aura donc un très grand succès. 

C’est cette œuvre que les Arts florissants et William Christie ont choisie pour célébrer en 1987 le tricentenaire de la mort de Lully, créant avec Jean-Marie Villégier à l’Opéra-Comique un de ces spectacles qui ont marqué l’histoire de l’interprétation lyrique et constitué un jalon essentiel dans le retour de la grande tragédie lyrique à la française, à l’époque baroque.

En voici le doux air des songes agréables, sous la direction, précisément, de William Christie avec ses Arts florissants.

Cédric MANUEL