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13 mai 1868 : le concerto pour pianorgue (mais pas composé avec les pieds !)

13 mai 1868 : le concerto pour pianorgue (mais pas composé avec les pieds !)
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Instant classique – 13 mai 1868… 151 ans jour pour jour. Dix ans après son premier concerto, œuvre de jeunesse assez oubliée, Camille Saint-Saëns en tente un nouveau pour répondre à l’amicale commande du compositeur, pianiste et chef d’orchestre, alors star européenne, Anton Rubinstein, qui veut diriger un concert à Paris.

Le second concerto est réalisé en moins de trois semaines et s’avère fort original : même s’il est en trois mouvements, il n’a pas de vrai mouvement lent et commence par une cadence au piano, très solennelle, qui rappelle l’orgue. Ce n’est pas par hasard, puisqu’en fait l’œuvre a initialement été composée pour un « piano à pédalier », instrument un peu bizarre dont le clavier était actionnée par les pieds, un peu comme un orgue.

Le concerto est donc créé le 13 mai 1868, avec l’auteur à ce fameux piano. Il ne rencontre pas un immense succès, à part le second mouvement, devenu le plus célèbre et que vous reconnaîtrez peut-être. Saint-Saëns est un peu dépité, mais heureusement pour lui, Franz Liszt est dans la salle et le félicite chaleureusement, ce qui l’amènera à composer illico un troisième concerto qui n’aura pas la gloire de celui-ci et encore moins celle du quatrième.

En voici la partition (la partie piano tout au moins) intégrale, ici enregistrée par l’un de ses meilleurs interprètes actuels, Grigori Sokolov, sous la baguette de Neeme Järvi.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »



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