Instant classique – 13 mars 1845… 175 ans jour pour jour. Ah ça pour un tube, c’est un tube. Les premières mesures du deuxième concerto pour violon de Mendelssohn comptent parmi les plus célèbres du répertoire classique et on ne compte plus les films et autres publicités qui les ont utilisées.

Felix Mendelssohn y pensait depuis 1838 et l’avait commencé à cette date, mais ne le termine qu’à l’été 1844 pendant un séjour à Soden, près de Francfort. L’œuvre est dédié au grand violoniste Ferdinand David, qui a lui-même donné quelques conseils et qui la crée au Gewandhaus de Leipzig il y a tout juste cent soixante-quinze ans, non pas sous la direction de Mendelssohn, absent car alors trop malade pour diriger, mais sous celle du compositeur danois Niels Gade.

Triomphe qui ne s’est jamais démenti, mais qui repose sur un malentendu. Bien des violonistes y font feu de tout bois comme si Mendelssohn était Paganini et qu’il s’agissait d’une œuvre pour violon seul. Mais c’est une partition plus raffinée et moins univoque qu’il y paraît, une fois passé le premier mouvement, écoutez donc le délicat andante pour vous en faire une idée, avant le finale joyeux et sautillant.

Le concerto a été enregistré des centaines de fois, par tous les plus grands violonistes. Le voici dans une interprétation qui fit date il y a une vingtaine d’années, également en raison de la présence sur le disque du concerto de Brahms, dont les critiques se sont accordés à dire qu’il s’agissait alors d’une des meilleures. J’ignore si cela a évolué avec tant d’autres parutions depuis, mais Maxime Vengerov était alors à son zénith et il est idéalement accompagné par l’orchestre créateur de l’œuvre, le Gewandhaus de Leipzig et le regretté Kurt Masur.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
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