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15 août 1865 : Élisabeth dame le pion à Marie

15 août 1865 : Élisabeth dame le pion à Marie
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Instant classique – 15 août 1865… 154 ans jour pour jour. En 1857, Franz Liszt entend honorer une promesse faite à la princesse Sayn-Wittgenstein, qui lui avait demandé un oratorio sur la vie de sainte Élisabeth, généreuse princesse patronne de la Hongrie, qui avait voué sa vie à aider les pauvres et les malheureux, jusqu’à le devenir elle-même et jusqu’à l’épuisement. Voilà pour la légende.

Liszt se fait faire un petit livret par Otto Roquette à partir des six fresques qu’on trouve au château de la Wartburg, qui n’est pas du tout en Hongrie, mais qui n’est pas très loin de Weimar, lieu de résidence « habituel » de l’éternel voyageur qu’est le compositeur, et qui racontent cette vie légendaire.

Et donc, en 1857, Liszt écrit à sa commanditaire : « Je n’oublie pas la promesse que je vous ai faite de finir l’Élisabeth dans le courant de cette année, et aussitôt de retour à Weimar, j’y travaillerai de pied ferme. Parole de fainéant ! »

Mais voilà, les fainéants n’ont pas de parole. L’oratorio ne sera achevé que cinq ans plus tard et créée voici tout juste cent cinquante-quatre ans aujourd’hui à Pest. Dédiée à Louis II de Bavière, cette œuvre est l’une des plus ambitieuses conçues par Liszt pour les voix et l’orchestre. Le compositeur a toujours refusé qu’on en fît un opéra, même si cet oratorio présente quelques similitudes avec ce genre plus profane.

Il aimait pourtant beaucoup cette partition : « Si mes vœux s’accomplissent, un jour, ce travail formera une partie fondamentale de la nouvelle littérature musicale hongroise », disait-il lors de l’achèvement de ce chef-d’œuvre.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »



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