15 juin 1934… Nous fêtons le 87e anniversaire de la mort d’un compositeur déjà bien oublié, Alfred Bruneau. Élève de Massenet, violoncelliste, chef d’orchestre, critique musical, il est parfois considéré la transposition du naturalisme de Zola en musique.

Voici quatre-vingt-sept ans aujourd’hui disparaissait un compositeur bien oublié depuis, Alfred Bruneau. Violoncelliste, chef d’orchestre, critique musical, il avait été l’élève de Jules Massenet et était considéré comme l’un des principaux compositeurs de son temps. C’est surtout son amitié très profonde avec Émile Zola qui a guidé une grande partie de sa production musicale. Non seulement l’écrivain a inspiré plusieurs de ses opéras (comme Le Rêve ou encore L’Attaque du moulin), mais il a lui-même écrit directement les textes de trois d’entre eux (dont le plus célèbre, Messidor).

Bruneau a aussi composé d’autres opéras (son genre de prédilection) inspirés d’Andersen ou d’Hugo. Mais voilà, le style de Bruneau, dont certains disent qu’il constitue la transposition du naturalisme de Zola en musique, a vite été dépassé et ses œuvres oubliées. Il est pourtant assez souvent inspiré par Wagner et il faut souligner que Debussy, peu amène avec ses confrères en général, l’appréciait plutôt.

Parmi ses meilleures œuvres figure un intéressant Requiem, dont je vous propose ici l’orageux « Dies Irae », traversé de ces fameuses huit notes qu’on entend si souvent dans la musique occidentale pour illustrer ce « Jour de colère », qui nous permet de nous souvenir d’un habile faiseur démodé.

Cédric MANUEL

Crédits photographiques : Émile Zola (domaine public, détail)



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Rubrique : éphéméride