Instant classique – 18 octobre 1855… 165 ans jour pour jour. Franz Liszt compose un poème symphonique en l’honneur du poète et dramaturge Johann-Gottfried Herder. On peut dire en bref que le compositeur, sans être manchot, ne s’est pas foulé…

Pour célébrer le poète et dramaturge Johann-Gottfried Herder, qui s’était installé et était mort à Weimar en 1803, la ville souhaite dès 1844 – pour son centenaire – lui dédier une statue et organiser des festivités, parmi lesquelles on compte une représentation de son poème Prométhée délivré.

C’est ce qui se passe en 1850 et on demande alors à Franz Liszt, kapellmeister de la cour du grand-duc de Saxe-Weimar, de composer une musique de scène vite fait bien fait, que son secrétaire particulier, Joseph-Joachim Raff, réorchestre ensuite avec son accord. L’ensemble deviendra cantate en 1857, mais auparavant, Liszt, remaniant encore sa partition, en fera son cinquième poème symphonique. C’est ce dernier qui est créé à Brunswick voici tout juste cent soixante-cinq ans.

Pour nous mettre dans l’ambiance chaleureuse de la thématique, il sous-titre l’ouvrage « Audace, souffrance, endurance, salvation », un vrai programme de DRH … mais pardon, je m’égare. Donc, il le sous-titre ainsi et fait alterner les thèmes liés au malheur et à la gloire sans autre réflexion.

Pour tout dire, il ne s’est pas trop foulé, l’ami Liszt… Ce poème symphonique est d’ailleurs considéré comme l’un des moins réussis de Liszt. Pour autant, ce n’est pas un manchot qui l’a composé, que je sache…. Et là, ce n’est pas un manchot qui dirige, mais le grand Bernard Haitink, dont l’intégrale au disque des poèmes symphoniques lisztiens fait encore référence plusieurs décennies après leur enregistrement.

Cédric MANUEL

 



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