Instant classique – 1er avril 1815… 205 ans jour pour jour. Imaginez un peu la situation. Le 24 mars 1815, Schubert termine la partition de sa deuxième symphonie, entamée moins de trois mois auparavant. Le 25, comme il devait s’ennuyer quelque peu, il entame l’écriture de son neuvième quatuor à cordes. Petit rappel : Schubert a alors 18 ans…

C’est son premier quatuor depuis… six mois, autant dire une éternité. On ne sait pas pourquoi il revient alors à ce format. Peut-être pour les fêtes de Pâques qui s’approchent et pour les siens. Il semble d’ailleurs que ce quatuor ait été exécuté en famille.

Mais ce qui est assez étonnant – quoi que pas si rare – c’est que Franz Schubert le compose en six jours, du 25 mars au 1er avril. 1815 sera d’ailleurs une année très prolifique.

Tout inspiré par Beethoven qu’il soit, c’est à Mozart que fait penser sa tonalité en sol mineur, dont les spécialistes vous diront qu’il ne l’avait guère employée jusqu’ici. Et de toute façon, il essaie chaque fois une nouvelle tonalité. Le troisième mouvement fait clairement penser à une symphonie de Mozart, et le finale davantage à Haydn, mais tout ceci est aussi affaire d’impressions.

C’est un petit bijou très plaisant ici joué par les Wiener Konzerthaus, référence absolue dans cette œuvre, malgré les plus de soixante-cinq ans de l’enregistrement.

 

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »