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21 mars 1839 : Les « divines longueurs » de la Grande symphonie de Schubert

21 mars 1839 : Les « divines longueurs » de la Grande symphonie de Schubert
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Instant classique – 21 mars 1839… 180 ans jour pour jour. Après avoir laissé sa huitième symphonie inachevée, Franz Schubert délaisse ce domaine pendant plusieurs années.

En 1825, il écrit à ses amis qu’il a repris l’écriture d’une symphonie, qu’il dédicace l’année suivante à la Société des amis de la musique, avant de chercher à l’éditer au début de l’année 1828. Malgré ces précisions qui nous sont connues, et même s’il semble qu’une autre symphonie ait été ébauchée en même temps, il existe bel et bien une symphonie en ut majeur, complète.

À la date présumée de fin de sa composition, en 1826, Schubert n’a pas trente ans et il vient d’écrire l’un des plus grands monuments symphoniques du XIXe siècle. Au même âge, Beethoven mettait seulement en chantier sa première symphonie…

Il semble que ce chef-d’œuvre n’ait jamais été donné du vivant de Schubert, les musiciens la trouvant trop longue et trop compliquée. Dix ans après la mort du compositeur, son frère Ferdinand montre la partition à Robert Schumann qui se débat comme un beau diable pour que le monde la connaisse enfin. Même écourtée pour épargner les doigts des musiciens, elle est enfin créée ce 21 mars 1839 par l’orchestre du Gewandhaus de Leipzig, sous la direction excusez du peu  de Felix Mendelssohn lui-même.

C’est après sa publication que d’aucuns parleront des « divines longueurs » d’une œuvre à l’inspiration inépuisable ; mais c’est aussi à ce moment là qu’elle sera surnommée « la Grande » et pour cause !

En voici le second mouvement, andante con moto, qui débute comme une marche puis qui semble trouver le repos, dans une atmosphère élégiaque ; avant que tout se mélange dans une progression inquiétante et implacable vers une rupture brutale, puis s’éteigne dans la douceur et la paix. Et qui dit Schubert dit entre autres !  Claudio Abbado, qui en a dirigé une intégrale qui a fait date.

Faites vous du bien, écoutez Schubert, c’est un ami sûr qui ne vous décevra pas (ça ne court pas les rues).

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »



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