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22 février 1951 : Charles Ives, un drôle de zigue en musique

22 février 1951 : Charles Ives, un drôle de zigue en musique
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Instant classique – 22 février 1951… 68 années jour pour jour. Charles Ives est un cas à part dans l’histoire de la musique. Assureur de son état, il développa même en la matière des activités florissantes qui le mirent largement à l’abri du besoin.

Mais il avait un virus redoutable, attrapé en écoutant les fanfares et les chorales durant son enfance, puisqu’il était fils du chef de la fanfare en question, dans une petite ville du Connecticut. La musique vivait en lui et il passait beaucoup de son temps à cette passion dévorante. Lui qui ne reçut qu’une éducation musicale très fruste, il devint sans trop s’y attendre un véritable pionnier, un excentrique d’abord considéré comme un vulgaire amateur, musicien anonyme et ignoré, jusqu’à ce que peu à peu, par ses compositions à nulles autres pareilles, il remporte jusqu’au prix Pulitzer pour sa troisième symphonie et se voie subitement reconnu comme un « vrai » compositeur.

Trois ans avant sa mort, alors qu’il s’est retiré de tout depuis longtemps, Leonard Bernstein crée à New York sa deuxième symphonie, incroyable kaléidoscope qui mélange de nombreuses influences, classiques et folkloriques (vous reconnaîtrez des thèmes américains bien connus dans ces deux derniers mouvements), souvent dissonants et inattendus, jusqu’à un finale tout aussi surprenant que je vous laisse découvrir.

Plus de trente-cinq ans plus tard, les austères munichois ont dû trouver cela décidément très bizarre, mais pourtant, ils donnent beaucoup d’eux-mêmes dans ce fatras ordonné, sous les yeux attendris et décidés d’un Lenny qui avait auparavant commencé ce même concert par une présentation de quelques minutes de l’œuvre et de son auteur, qu’il aimait particulièrement.

Cédric MANUEL



À chaque jour son instant classique !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »



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