Instant classique – 23 juillet 1796… 224 ans jour pour jour. Franz Berwald voit le jour voici tout juste deux cent vingt-quatre ans à Stockholm, dans une famille qui compte depuis longtemps pas mal de musiciens : son père est premier violon à l’opéra royal et c’est lui qui le lui enseigne très tôt.

Franz Berwald entre d’ailleurs tout aussi tôt à la Chapelle royale, réinstaurée par le roi Charles XIII. Tout va bien dans le meilleur des monde jusqu’à la mort du père en 1825, qui plonge la famille dans une précarité jusque là inconnue. Berwald doit donc prendre les choses en mains, comme cela se faisait alors, et le roi lui-même lui paye un séjour à Berlin pour s’y perfectionner et tenter sa chance. Berwald y écrit de nombreuses partitions, notamment lyriques puisque telle est alors la mode, mais ne réussit pas à les faire monter.

Il va alors changer totalement de… pied si j’ose dire, puisqu’il va ouvrir une clinique orthopédique en 1835 (si !), grâce à son ingéniosité et ses idées qui rencontreront encore un écho des décennies plus tard. Mais j’arrête là sur sa biographie, j’aurai bien d’autres occasions de vous raconter sa vie.

La première symphonie date peu ou prou de cette époque, début des années 1840. Elle est tout à fait originale, tout à fait conforme à ce personnage un peu étrange, en un mot singulier. C’est amusant d’ailleurs : sa première symphonie est titrée (par le compositeur) : symphonie singulière.

En voici le premier mouvement, tout à fait rafraîchissant, qui s’achève de façon assez inhabituelle. Avouez que ces jours-ci, ça ne fera pas de mal.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »