Instant classique – 24 janvier 1875… 144 années jour pour jour. En 1874, Camille Saint-Saëns compose l’une de ses partitions les plus connues et l’un des tubes les plus célèbres de l’histoire de la musique.

Mais ça, il ne pouvait pas le savoir, et pour cause : ce 24 janvier 1875, aux Concerts Colonne à Paris, la création de sa nouvelle œuvre est accueillie très fraîchement par le public. Peut-être parce que c’était trop tard pour Halloween ? Heureusement, on ne remisa pas la partition dans un tiroir

Saint-Saëns s’était inspiré d’un poème de Jean Lahor (de son vrai nom Henri Cazalis), dont il avait tiré tout un programme, alla Berlioz :

« Zig et zig et zag, la Mort en cadence
Frappant une tombe avec son talon
La Mort, à minuit, joue son air de danse
Zig et zig et zag sur son violon…
On entend claquer les os des danseurs…
Mais psitt ! tout à coup on quitte la ronde
On pousse, on fuit, le coq a chanté »

Partition presque concertante, avec son fameux violon de la mort, l’œuvre est une ronde endiablée (évidemment) qui s’achève en effet tout doucement, par le chant du coq…

Vous pouvez danser à mort pour le plaisir.
Vous avez sept minutes.

Cédric MANUEL



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Rubrique : « Le saviez-vous ? »