24 juillet 1866… 145 ans jour pour jour – Napoléon-Henri Reber publie son sixième trio pour piano, violon et violoncelle. Admire et connu en son temps, il est (trop) oublié aujourd’hui. Sa musique est pourtant rafraîchissante et parfaitement articulée. La preuve avec ce délicieux trio.

Le 24 juillet 1876, la revue Bibliographie de la France annonce la publication, chez Colombier à Paris, du sixième trio pour piano, violon et violoncelle de Napoléon-Henri Reber (qu’on n’appellera bientôt qu’Henri), qui fait partie de ces professeurs et compositeurs fort connus et admirés de leur temps, mais par trop oubliés aujourd’hui.

Reber, dont je vous parlerai par ailleurs, était par exemple l’un des rares qui trouvait grâce aux yeux de Berlioz, c’est vous dire. Sa musique, rafraîchissante et parfaitement articulée, l’ont fait surnommer par certains musicologues le « Haydn français ». C’est sans doute lui faire beaucoup d’honneur, mais ce n’est pas si injuste.

Ce trio, tout à fait délicieux, est l’avant-dernier que Reber composera avant sa mort en 1880. Il est dédié à Alexandre Branicki, fameux naturaliste membre d’une grande famille de la noblesse polonaise.

Je vous en propose le réjouissant scherzo (« Allegro vivo ») en “teaser” comme on dit aujourd’hui, mais je puis vous assurer que la partition dans son ensemble est tout à fait digne d’intérêt. Vous la trouverez divisée en mouvements (je n’ai pas trouvé une version intégrale non découpée) sur YouTube, interprétée par ce même trio élégiaque qui sert fort bien cette œuvre remarquable.

Cédric MANUEL



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