Il y a 135 ans, Brahms et Robert Hausmann créent la sonate pour violoncelle et piano que le premier a écrite sur les rives d’un lac suisse : une terre décidément prolifique pour Brahms, qui y compose pas moins de cinq autres œuvres.

Durant l’été 1886, Johannes Brahms séjourne sur les rives du lac de Thun (ou de Thoune), en Suisse. Il faut croire qu’il s’agit d’un endroit magique, car il y compose trois de ses plus grandes partitions de musique de chambre : une sonate pour violon et piano (op. 100), un trio avec piano (op. 101) et cette sonate pour violoncelle et piano op. 99. Et comme si ça ne suffisait pas, il produit également au même moment et au même endroit trois séries de lieder (op. 105, 106 et 107).

La sonate pour violoncelle, créée en public à Vienne voici cent trente-cinq ans par Brahms (piano) et Robert Hausmann (violoncelle) à qui elle est dédiée, est la seconde que Brahms réalise, plus de vingt ans après la précédente. Elle comporte trois mouvements, dont ce très sombre adagio affetuoso, qui donne une connotation funèbre à l’œuvre, avec ces pizzicati si inattendus dès le départ.

C’est ce morceau que je vous propose, ici par la grande Jacqueline Du Pré, avec son mari Daniel Barenboim au piano, enregistrés à la fin des années 1960 à Londres.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
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