Instant classique – 25 janvier 1952… 68 ans jour pour jour. Paul Hindemtih se passionnait pour l’astronome Johannes Kepler qui, à la Renaissance, avait cherché à comparer les lois régissant le mouvement des planètes avec les lois de la musique.

Paul Hindemith partageait la conviction qu’il existe une harmonie sonore qui nous dépasse et avait même écrit un essai sur le sujet. En 1951, il écrit une symphonie en trois mouvements qui est bâtie autour de cette idée et qui constitue le matériau pour un opéra sur la vie de Kepler, L’Harmonie du monde, en 1957.

La symphonie porte le même nom et se divise en 3 parties : « musica instrumentalis », qui s’adresse aux sens (choisie ici) ; « musica humana », qui s’adresse à l’esprit ; « musica mundana », l’harmonie des sphères, la transcendance.

Bref, c’est compliqué. Ne me demandez pas en quoi la musique, foisonnante et qui requiert une certaine concentration, traduit ces différents mouvements. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une partition importante du XXe siècle, parfois dénoncée pour sa lourdeur mais qui est emblématique de l’art d’Hindemith.

L’œuvre est créée à Bâle par son dédicataire, le chef d’orchestre Paul Sacher.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »