Instant classique – 30 mars 1909… 112 ans jour pour jour. Le 5e impromptu de Gabriel Fauré, hérissé de doubles croches, fait penser à une course éperdue en forme de mouvement perpétuel qui, tout à coup, s’arrête presque net. Un morceau original et… très court.

Gabriel Fauré réalise deux séries d’impromptus dans sa vie, les trois premiers entre 1881 et 1883 et les trois derniers entre 1905 et 1909. Ces courtes pièces sont presque toutes dédiées à des élèves du compositeur ou des pianistes. Ce sont des partitions plus légères que ses Nocturnes, mais pleines de charme. Le cinquième impromptu est ainsi créé voici cent douze ans salle Erard à Paris. Il est dédié à Cella Delavrancea. Connaissant Fauré, ce devait être une jolie jeune femme…

L’impromptu, hérissé de doubles croches, fait penser à une course éperdue en forme de mouvement perpétuel qui, tout à coup, s’arrête presque net. L’originalité un peu inattendue de cette pièce fait dire à un critique que cet impromptu est un « morceau de virtuosité célébrant, non sans humour, les beautés des gammes par ton » (on reste sceptique sur la beauté que peut receler une gamme par tons…), tandis qu’un autre trouve tout ça bien agité.

Si vous voulez vous faire votre propre idée, concentrez vous !
La pièce ne dure que deux minutes trente…
Elle est ici très joliment jouée mais j’ignore par qui.

Cédric MANUEL

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Rubrique : « Le saviez-vous ? »