4 juillet 1623… 398 ans jour pour jour – William Byrd, l’un des compositeurs les plus importants de la Renaissance anglaise, meurt entouré de sa famille. Si l’on sait peu de choses sur sa vie, il laisse une œuvre colossale de plus de 500 pièces, essentiellement de nature religieuse.

Ce 4 juillet, à Stondon Massey dans l’Essex, le vieux William Byrd, l’un des compositeurs les plus importants de la Renaissance anglaise, meurt entouré de sa famille. Il s’était installé là trente ans plus tôt, après avoir quitté Harlington dans le Middlesex.

On ne sait pas grand-chose de sa vie : c’est lui qui nous dit son âge, grâce à son testament rédigé l’année précédente, dans lequel il précise qu’il se trouve alors dans sa quatre-vingtième année. On sait qu’il s’est marié deux fois et qu’il a eu au total cinq enfants. L’un d’eux, Thomas, avait un autre Thomas (Tallis) pour parrain. Organiste de la cathédrale de Lincoln à vingt ans seulement, il était devenu en 1570 « Gentleman » de la Chapelle royale après avoir été l’élève de Tallis. C’était avec ce dernier qu’il avait reçu le privilège, cinq ans plus tard, d’imprimer et de publier de la musique pour les vingt-et-un ans suivants. Il l’avait donc conservé, seul dépositaire en Angleterre, à la mort de son maître en 1585, jusqu’en 1596.

Catholique fervent dans une Angleterre où pourtant la religion réformée à la sauce élisabéthaine commence à se répandre (les trente-neuf articles sont édictés par la sévère « Reine-Vierge » l’année de son accession à la cathédrale de Lincoln), c’est bien grâce à la protection de la reine qu’il développe une carrière si brillante. On lui doit une œuvre abondante de plus de cinq cents pièces, essentiellement de nature religieuse. Parmi elles, trois messes importantes dont la dernière, à cinq voix, date de 1611 et est l’une de ses derniers opus.

Son « Agnus Dei » est considéré comme un pur chef d’œuvre. Je vous l’offre donc en pensant à ce grand musicien. Il faudra attendre quelques décennies pour voir émerger l’autre grand compositeur anglais de ce siècle : Purcell.

Cédric MANUEL



À chaque jour son instant classique !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »